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Foot / Dossiers sportifs

Tous les clubs professionnels sont déficitaires

Fair-play financier : une utopie algérienne !

© Zehani/Liberté

Lors de la conférence de presse, tenue samedi au centre de Sidi Moussa, le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, a pointé du doigt l’un des graves maux qui ronge le football algérien : la situation financière catastrophique des clubs professionnels. Tous sont en effet déficitaires, et pour certains le déficit se chiffre à plusieurs dizaines de milliards de centimes. Pour y faire face, Zetchi plaide pour le respect du fair-play financier qui impose à nos clubs une rigueur budgétaire, dans le sens où ils ne doivent pas dépenser plus qu’ils ne gagnent. Un impératif d’équilibre budgétaire qu’aucun président de club ne respecte en dépit d’une aide jamais interrompue des pouvoirs publics. Depuis l’avènement du professionnalisme dans le football algérien en 2011, les clubs dits professionnels au nombre de 32 (Ligues 1 et 2) n’ont jamais réussi à atteindre l’objectif tracé par cette politique prônée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à savoir l’autofinancement. Zetchi va plus loin et menace les clubs de sanctions pouvant aller jusqu’à la rétrogradation s’ils ne parviennent pas à équilibrer leur budget sans pour autant fixer un ultimatum, c'est-à-dire une échéance précise. Zetchi table sur la réactivation de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) sous la houlette de Mohamed Mecherara pour mener à bon port cette opération de redressement au sein des clubs. Cette structure sera appelée à accompagner les clubs dans leur politique de gestion et à les doter de moyens adéquats à même de rationaliser leurs dépenses et surtout éponger leurs dettes. Cependant, la FAF aura-t-elle les coudées franches pour imposer ses directives et obliger les clubs à revoir leur politique financière lorsqu’on sait que l’influence de ces équipes est souvent plus forte que la fédération du fait de calculs politiques et d’ordres venus d’en haut pour ménager tel ou tel club ?

Des clubs plus puissants que la FAF
La FAF aura-t-elle demain les mains libres pour faire rétrograder le MCA, l’USMA, la JSK, le MCO, l’ESS ou encore le CRB et le CSC, si jamais ils ne régularisent pas leur situation financière ? Rien n’est moins sûr, et certains n’hésitent pas à parler d’utopie.
Mohamed Mecherara, qui a déjà fait un passage à la tête de la DNCG sous l’ère de Mohamed Raouraoua, a été d’ailleurs le premier à fustiger ces influences politiques, ce qui l’avait du reste obligé à quitter son poste. L'ex-président de la Ligue de football professionnel (LFP), Mohamed Mecherara, avait, dans un entretien accordé en octobre 2013 à Liberté, affirmé que le football professionnel en Algérie n'est qu'un “bluff” et que “nous avons perdu du temps pour rien”. “Tout le monde a compris que finalement le professionnalisme (en Algérie), c'est du bluff, c'est du pipeau et que nous avons perdu du temps pour rien”, a estimé l'ancien patron de la LFP.
Mecherara a expliqué que la mise en place du professionnalisme en Algérie n'a pas respecté les règles élémentaires de sa mise en place, relevant au passage de nombreuses incohérences et entorses à la loi et à la feuille de route qui a été élaborée et tracée au début par la Direction nationale de contrôle de gestion des clubs (DNCG), l'instance dont il avait la charge et qui était censée aider les clubs à s'organiser administrativement et financièrement dans la perspective de la mise en place du professionnalisme. “Il y avait une démarche à suivre qui est malheureusement tombée à l'eau. Aucun club n'a suivi notre plan. La loi de 2004 qui a été remplacée par celle de juillet 2013 était claire à ce sujet (...). Les lois n'ont pas été respectées au sujet de la cession des clubs”, a-t-il indiqué.
Quatre ans plus tard, Mecherara revient à la charge pour tenter de rectifier le tir et remettre le professionnalisme sur les rails. Réussira-t-il là où il avait échoué une première fois ? Une chose est sûre, la réalisation de l’objectif du fair-play financier passe par une réforme de fond en comble de la politique du professionnalisme et de celle des subventions de l’État et des collectivités locales. Cela sous-entend une véritable volonté politique que Zetchi doit d’abord aller chercher auprès de la tutelle, voire du gouvernement.


S. L.


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