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Sport / Dossiers sportifs

Radié, puis imposé, puis limogé

Ghrib, l’exemple de l’impunité !

Le 13 juillet 2017, la direction du MC Alger avait annoncé le limogeage attendu du directeur général du club, Omar Ghrib. On se rappelle que le très controversé dirigeant avait effectué son retour au Mouloudia un peu plus d’une année auparavant, en avril 2016, suite à une décision “d’en haut” de la levée de sa radiation à vie avec toute activité en rapport avec le football après l’affaire des médailles lors de la finale de la Coupe d'Algérie 2012-2013 face au voisin de l'USM Alger (défaite 1-0). Contre toute attente, des instructions ont été données et Ghrib fut gracié par vote à main levée lors de l'assemblée générale de la Fédération algérienne de football (FAF). Fort de ce soutien, Ghrib est revenu en force au point où personne ne lui résistait. Même pas les hauts fonctionnaires de Sonatrach, le principal bailleur de fonds de la SSA/Le Doyen. Après une année de gestion catastrophique et des dépenses exorbitantes, les cadres de la compagnie pétrolière se sont rendu compte que le dirigeant est devenu un personnage gênant qui ne respecte personne et qui porte atteinte à la respectabilité de l’établissement étatique, notamment à travers ses déclarations, souvent fracassantes. Parmi ses étranges sorties, il n’avait pas hésité de dire qu’une “statue devait être érigée à son honneur” et que “le Mouloudia lui appartient et que la Sonatrach n’est là que pour lui donner de l’argent pour gérer comme bon lui semble”. Ghrib avait même transgressant les lois en refusant de signer son contrat de directeur général de la SSA/Le Doyen et absences aux réunions du conseil d’administration de cette entité censée gérer les affaires de la section football. C’est cette situation irréelle qui irrite de plus en plus les responsables de Sonatrach. En réalité, la situation est plus compliquée puisqu’à ce jour, le rapport de l'audit demandé par les hauts responsables de Sonatrach n’a pas été dévoilé. Malgré un énorme déficit enregistré au niveau de la gestion financière de la SSA/Le Doyen, le limogeage de Ghrib faisait office de diversion pour faire oublier les scandales financiers et d’en désigner les responsables. Malgré toutes les tares enregistrées dans sa gestion, Ghrib se targuait d'être un intouchable. Mais le coup fatal lui est venu lors de la demi-finale de la Coupe d’Algérie face à l’ES Sétif et ses déclarations ont accéléré le processus de son limogeage. Il avait touché à un haut responsable et cela reste paradoxalement impardonnable dans notre pays même si votre bilan financier est des plus négatifs. Beaucoup de choses restent inexpliquées concernant la gestion de ce dirigeant, qui a pris les commandes de l’un des plus grands clubs du pays, et malgré tous les griefs retenus contre Ghrib, il s’en sort avec un limogeage alors qu’il devrait répondre à sa gestion. Une manière d’éviter de répondre à la question qui a permis à une personne pareille d’occuper à un aussi important poste dans une aussi importante société ? Beaucoup de choses restent ambiguës.

M. A.


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