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Foot / Dossiers sportifs

Mohamed Mecherara, ex-président de la LFP

“Il faut aller vite vers une convention collective !”

©Liberté

L’ex-président de la Ligue de football professionnel et expert financier, Mohamed Mecherara, n’est nullement étonné par les révélations  de Liberté à propos de l’augmentation des salaires en dépit de la décision de la FAF de réduire le nombre des licences des joueurs de  25 à 22. “Pour être franc avec vous, j’ai déjà dit à qui de droit que cette solution n’est pas la bonne. Ce n’est pas en réduisant le nombre des licences de 25 à 22  que vous allez pousser les présidents à réduire leur masse salariale. Au contraire, ils se sont retrouvés à faire dans la compensation en injectant plus d’argent dans les gros salaires. Il faut savoir en effet, que selon une étude que nous avons réalisée à la LFP, nous avons constaté que seul 4 % des joueurs avaient un salaire de plus de 200 millions. Ils ne sont pas nombreux donc à toucher des salaires extravagants mais je pense que c’est ce  pourcentage (4%) qui a augmenté encore une fois pénalisant les budgets des clubs. Ces derniers ont donc de plus en plus de joueurs avec de gros salaires ce qui n’est pas sans avoir des répercussions sur la masse salariale” souligne Mecherara.
Et d’ajouter que “nos clubs n’ont aucune approche managériale avec la problématique des salaires. Il n’y a aucune réflexion à ce sujet émanant des structures du football pour les aider à se former, bref nos dirigeants ne savent pas négocier ou ne négocient pas du tout les salaires des joueurs ; ils subissent tout simplement la loi du marché et pourtant il y a des solutions”. Lesquelles ? “Il faut vite aller vers la signature d’une convention collective avec tous les métiers inhérents au football, les joueurs, les entraîneurs, les préparateurs physiques, les chargés de matériels… et se mettre d’accord autour d’une table, entre autres, sur les bases de la rémunération pour tout le monde. Pour ce faire, il faut mettre en place les syndicats des joueurs, des entraîneurs et le reste afin de pouvoir jeter les jalons des négociations avant de parvenir à un accord final en forme de convention collective comme cela existe dans les autres sociétés. C’est un impératif”.

 “Un joueur doit être payé en fonction de sa performance”
À ce sujet, Mecherara propose de “scinder la rémunération en deux catégories principales à savoir le salaire de base et les primes, des primes qui seront liées à la performance. De cette façon-là, on peut envisager un plafonnement des salaires de base et accorder aux joueurs des primes en fonction de leurs performances  individuelles et en fonction du classement occupé en fin de saison par l’équipe ,ou encore les trophées et consécrations arrachées. Un joueur performant par exemple peut aisément toucher le triple de son salaire de base si son club gagne en contrepartie en classement ou en trophée. Il faut rentabiliser nos joueurs et les payer en fonction de leurs performances individuelles et collectives”. Mais ajoute-t-il : “Encore faut-il qu’il y ait au sein des instances dirigeantes une volonté d’aller vers un accord global et surtout accepter la mise en place des syndicats, là est toute la question. Autrement, nous allons continuer à produire des solutions de replâtrage. Pour moi, le rôle de la LFP ne doit pas se limiter à établir des programmes de compétition mais de former les clubs pour une gestion rationnelle de leur budget. Il faut les doter des moyens humains qualifiés et les orienter en matière managériale.C’est cela le rôle de la LFP quitte à prononcer ensuite des sanctions qui peuvent aller jusqu'à la rétrogradation pour raison économique, comme c’est le cas sous d’autres cieux...”

S. L.


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