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Foot / Dossiers sportifs

Dossiers sportifs

“Je ne sais pas si je vais rester…”

L'entraîneur Réda Zeguili est resté évasif sur son avenir à la tête de la sélection algérienne de handball masculine. “Je vais savourer cette victoire avec les joueurs et le public, puis on verra. Chaque chose en son temps”, dit-il. Les Verts sont restés sans entraîneur pendant plusieurs mois après le départ de l'ex-sélectionneur Salah Bouchekriou pour le Bahreïn, au lendemain du Mondial-2013 en Espagne. L'entraîneur du GSP a alors entamé une course contre la montre pour remettre sur pied une équipe décimée en trois mois à peine, après une longue période d'hibernation du championnat national. Malgré la difficulté de sa mission et la pression pesant sur ses épaules, Réda Zeguili a eu le courage de lancer dans le bain de jeunes joueurs prometteurs, tels que Anis Zamoum, véritable révélation du tournoi

Liberté : M. Zeguili, l’Algérie vient de réaliser un grand exploit en s’adjugeant la coupe d’Afrique. Un commentaire ?
Réda Zeguili : Dieu merci, aujourd’hui (ndlr ; samedi), on a été supérieurs sur tous les plans aux Tunisiens. Mais je vous rappelle que battre la Tunisie n’est pas un exploit, puisqu’on l’a fait avec quatre points d’écart. Cette consécration est une bonne chose pour le handball algérien, on a un avenir avec ces joueurs.

Justement, vous avez le mérite de remporter cette coupe d’Afrique après dix-huit ans d’attente...
Le mérite revient en particulier aux joueurs, qui se sont donnés à fond durant toute la compétition. La preuve, nous avons gagné toutes nos rencontres. Je suis très heureux. Cette victoire est synonyme de déclic pour le handball algérien. Je tiens à remercier notre public également, puisque c’est la première fois qu’une coupe d’Afrique se déroule devant un tel public.

C’est une fierté personnelle quand même, n’est-ce pas ?
Je n’aime pas parler de ma personne, mais en quelque sorte oui. Je suis l’homme le plus heureux de la planète, car l’histoire retiendra que je suis l’entraîneur qui a gagné la coupe d’Afrique après le dernier sacre qui remonte à 1996, où Djaâfar Belhoucine était l’entraîneur. En fait, j’en suis très fier.

Malgré la préparation de la coupe d’Afrique, qui n’était pas fameuse, l’Algérie a quand même pu soulever le trophée, c’est quoi le secret dans tout ça ?

Exactement, j’ai à maintes reprises soulevé ce problème avant la coupe d’Afrique. Nous n’avons pas bien préparé cette CAN. Tandis que les autres équipes (la Tunisie et l’Egypte) prenaient part aux tournois internationaux de très haut niveau, nous nous contentions de jouer face à de faibles sparring-partners. Néanmoins, je pense que mes joueurs ont pu compenser ça, avec la volonté et surtout avec l’aide indescriptible du public qui avait porté l’équipe du premier match jusqu’à la finale face à la  Tunisie.

Qu’en est-il de votre avenir avec l’EN après ce sacre ?
Je pense que mon objectif a été atteint, à savoir remporter cette coupe d’Afrique et se qualifier au Mondial.
C’était une mission très difficile, dans la mesure où j’ai repris l’équipe à un moment crucial. Personne ne l’aurait fait, mais je ne pouvais pas tourner le dos à mon pays. Maintenant, s’agissant de mon avenir, savourons notre exploit, après on tranchera.