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Sport / Dossiers sportifs

La rencontre est reportée pour la fin mars

JSK-USMB N’AURA PAS LIEU À TIZI OUZOU

©Liberté

La FAF a mis un mois pour désigner le terrain de la rencontre JSK-USMB
Chronique d’une mascarade

©Haouchine/Liberté

La polémique née de la domiciliation controversée du match des quarts de finale de la coupe d’Algérie, JS Kabylie-USM Blida, a finalement mis à nu les limites en matière d’organisation de la commission dédiée justement à la préparation de cette épreuve populaire, et surtout l’inertie des organes décisionnels de la fédération. Sinon comment expliquer que ladite commission installée officiellement par le bureau fédéral de la FAF en début de saison et présidée par un de ses membres, en l’occurrence Noureddine Bakiri, 49 ans, et également président de la Ligue de wilaya de Bouira, ait attendu près d’un mois pour désigner le stade devant abriter cette rencontre JSK-USMB. En effet, il faut savoir que le match des huitièmes de finale de la coupe d’Algérie, CRB Dar El-Beïda-JS Kabylie (0-1) a eu lieu le 2 février 2018. Du point de vue réglementaire, la commission de coupe d’Algérie aurait dû saisir par écrit le 3 févier la JS Kabylie pour l’informer de la problématique engendrée par une éventuelle domiciliation de la rencontre JSK-USMB au stade du 1er-Novembre, sachant que les membres de la commission sont censés avoir pris connaissance des capacités des stades des Ligue 1 et 2, publiées du reste sur le site de la FAF depuis le début de saison par la commission d’homologation des stades et inscrites noir sur blanc sur le formulaire d’inscription à la Coupe d’Algérie saison 2017/2018, envoyé par la JSK. En effet, le règlement de la coupe d’Algérie pour la saison 2017-2018, entériné en début de saison par le bureau fédéral de la FAF, stipule clairement dans son article 15 consacré à la programmation et désignation des terrains que “dans le cas où le stade d’un club recevant ne satisfait pas aux exigences réglementaires sus-citées (8000 places pour les 1/32, 1/16 et 1/8 de finale et 20 000 places pour les ¼ et ½ finales) le club concerné est tenu de : - Communiquer, dans les 24 heures suivant le tirage au sort, le stade conforme aux conditions exigées. - Faute de communication, dans le délai de 24 heures, d’un stade réglementaire, la Commission d’organisation de la Coupe d’Algérie réunie procède à la domiciliation des rencontres dans des stades répondant aux normes précitées”.
Autrement dit, la JSK aurait dû être saisie donc le 3 février à titre de rappel de la réglementation de la Coupe d’Algérie et aurait dû proposer dès le 4 février un stade de substitution. Et comme la JSK a fait un recours pour demander une vérification de la capacité du stade, ce qui est tout à fait son droit, la commission de la Coupe d’Algérie aurait dû entamer ce travail de vérification dès le 5 février au plus tard. La commission de la Coupe d’Algérie avait d’ailleurs déjà pris une décision similaire à l’occasion de la rencontre comptant pour les 1/16 de finale de la Coupe d’Algérie qui a opposé l’A Bou-Sâada au MC Alger. Le règlement de la Coupe d’Algérie édition 2017-2018 stipule dans ce son article 15 que “pour les matches des 1/32, 1/16 et 1/8 de finale, le stade doit avoir impérativement une capacité d’accueil de huit mille (8000) places assises. Et le terrain doit être doté d’un tapis en  gazon naturel ou artificiel”. Or, dans la fiche technique du stade de Bou-Saâda, publiée par la LFP, il est clairement mentionné que le stade de cette ville a une capacité de 5000 places. Du coup, la FAF avait dépêché sur place, début janvier, une commission d’inspection qui a conclu que le stade pouvait contenir 8000 spectateurs. Le 13 janvier 2018, le match ABS-MCA a eu lieu le plus normalement du monde dans ce stade avec à l’arrivée une qualification difficile du Mouloudia (0-1).
Cependant, selon les termes du communiqué récapitulatif de la FAF concernant cette affaire, publié samedi sur son site officiel, ce n’est que vers la fin du mois de février que la commission de la Coupe d’Algérie a informé la JSK de cet état de fait. Jugez-en : “(…) Cette désignation fait suite à la décision du bureau fédéral de programmer les matchs de Coupe d’Algérie dans des stades devant contenir 20 000 spectateurs au minimum à partir des quarts de finale.”
 
Tout devait commencer le 3 février…
Le procès-verbal de la Commission d’homologation de la Ligue de football professionnel qui s’est déplacée au stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou avant le début de l’actuelle saison 2017-2018 indique que le stade est d’une capacité totale de 14 400 places. Jeudi 28 décembre 2017, le formulaire d’inscription à la Coupe d’Algérie saison 2017/2018 envoyé par la JSK indique que la capacité du stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou est de 17 000 places. Sur la base de ces deux documents officiels, la Commission d’organisation de la Coupe d’Algérie a donné la possibilité aux dirigeants de la JSK de choisir le stade où ils souhaiteraient accueillir l’USMB en quart de finale de la Coupe d’Algérie. Le 26 février 2018, M. Cherif Mellal, président de la SSPA/JSK a envoyé un document de la Direction de la Jeunesse et des Sports de la wilaya de Tizi Ouzou selon lequel un bureau d’études révèle une augmentation dans la capacité d’accueil du stade à 21 240 places, tout en sollicitant la Commission d’organisation de la Coupe d’Algérie d’opérer un autre contrôle en s’engageant à accepter le verdict de cette dernière”, lit-on sur le communiqué de la FAF. La commission de la coupe d’Algérie avoue implicitement qu’elle a attendu plus de 20 jours pour enclencher la procédure de domiciliation du match. Pis encore, suite à ce courrier de la JSK, reçu le 26 février donc, la FAF a temporisé jusqu’au 28 févier (48 heures) pour “effectuer un dernier contrôle ( …) et confirmer que la capacité d’accueil du stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou n’atteint pas les 20 000 places et que ce de fait, la rencontre des quarts de finale de la Coupe d’Algérie ne pourra pas se dérouler à Tizi Ouzou”, sans préciser au passage que les membres de la FAF en visite au stade du 1er-Novembre ont mentionné que la capacité du stade est de 19 600 spectateurs exactement, chiffre révélé par Liberté dans son édition de samedi. Ouvrons juste une parenthèse pour dire que si la FAF dans son communiqué ne précise pas ce chiffre exact, c’est tout simplement pour ne pas donner l’impression de pinailler sur le déficit dérisoire constaté à savoir 400 places. Un déficit qui s’expliquerait par la fermeture de la tribune du tunnel pour des raisons de sécurité à la suite de la mort d’Ébossé en août 2014.

Une fluctuation intrigante de la capacité du stade du 1er-Novembre
Du reste, une réouverture de cette tribune avec le consentement des autorités de la wilaya et des autorités judiciaires nous ramènerait directement à la capacité du stade du 1er-Novembre à près de 22 000 (21 240 exactement) annoncée la semaine précédente par les services de la DJS de Tizi Ouzou, dans un document officiel. Pis encore, alors que la décision de la commission de la FAF était attendue pour jeudi dernier, soit le 1er mars, avant midi, selon l’engagement pris devant la presse par Ali Malek, président administratif du directoire de la LFP et membre de la délégation de la FAF qui s’est déplacée à Tizi, la fédération attendu la journée du 3 mars pour rendre public son verdict. Pourquoi ? Tout simplement parce que le président de la FAF, Kheirredine Zetchi se trouvait en Suisse et qu’il ne rentrait au pays que dans la soirée de jeudi. C’est lui-même qui a demandé à la commission de temporiser, histoire de s’imprégner du dossier avant de donner son aval personnel pour la décision finale. Ce qui a été fait. Lorsqu’on rappelle que la FAF a récemment reproché officiellement à l’ex-Commission de discipline de la LFP, présidée par Hamid Hadadj d’avoir mis 19 jours pour traiter l’affaire ASAM-WAT, il est logique qu’elle fasse de même avec la commission de la coupe d’Algérie qui a mis un mois pour désigner un terrain. Cette lenteur dans le processus de décision jette le doute sur sa crédibilité. Sur la capacité de ses membres à mener l’épreuve populaire par excellence en Algérie à bon port. Désormais que va-t-il se passer surtout avec cette menace de boycott de la JSK dans le cas où le choix du stade du 5-Juillet est maintenu ? La réaction de la FAF est scrutée par les spécialistes car il faut savoir aussi que le même article 15 du règlement de la coupe d’Algérie précise que “les décisions prononcées ainsi, ne sont pas susceptibles d’appel”. Autrement dit, le choix du stade du 5-Juillet est définitif et irrévocable. Seule la date peut être changée pour des considérations de calendrier. Cependant, la “fluctuation” des chiffres concernant la capacité du stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou, pose un véritable problème. Selon les termes du communiqué de la FAF, “le procès-verbal de la Commission d’homologation de la Ligue de football professionnel qui s’est déplacée au stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou avant le début de l’actuelle saison 2017-2018 indique que le stade est d’une capacité totale de 14 400 places. Le jeudi 28 décembre 2017, le formulaire d’inscription à la Coupe d’Algérie saison 2017/2018 envoyé par la JSK indique que la capacité du stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou est de 17 000 places. Après un dernier contrôle effectué le mercredi 28 février 2018, la Commission d’organisation de la Coupe d’Algérie a confirmé que la capacité d’accueil du stade du 1er-Novembre de Tizi-Ouzou n’atteint pas les 20 000 places …”. Si l’on ajoute le chiffre avancé par la DJS qui gère cette infrastructure sportive et qui est censé avoir les plans du stade, à savoir 21 240 spectateurs, il y a de quoi se poser des questions. La fermeture de la tribune du tunnel et des travaux de réaménagement effectués ne peuvent en aucun cas justifier cette fluctuation. Il y a forcément maldonne. Du coup, le président de la JSK, Cherif Mellal, est dans son droit quand il réclame la désignation d’un bureau d’études indépendant pour évaluer la capacité réelle du stade du 1er-Novembre s’engageant à respecter son verdict souverain. Après avoir attendu plus d’un mois pour trancher, la FAF peut bien patienter encore quelque jours pour que tout le monde en ait le cœur net, dans cette atmosphère exécrable de suspicion, quitte à piétiner de nouveau un règlement de coupe d’Algérie désuet et source visiblement de crises et de tensions.

Par : Samir Lamari


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