Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

Sport / Dossiers sportifs

Contentieux FIFA entre les joueurs étrangers et les clubs algériens

La FAF à la rescousse, mais jusqu’à quand ?

Après avoir soutenu depuis son élection à la tête de la Fédération algérienne de football, le 20 mars dernier, qu’il ne prendrait pas en charge les contentieux au niveau FIFA concernant les litiges des joueurs étrangers avec les clubs algériens, Kheirredine Zetchi a dû faire marche arrière devant la pression de la rue. La menace de rétrogradation qui planait sur l’USMBA, après une première sanction de défalcation de 6 points, et une autre contre le CRB, la FAF, sur instruction du ministère de la Jeunesse et des Sports, a accepté finalement la semaine dernière de payer les arriérés de salaires des deux joueurs, le Congolais Jessy Mayélé (USMBA) et le Camerounais Gil Michée N'Gomo (CRB). Total des frais engagés par la FAF : 150 000 euros (120 000 pour Jessy Mayélé et 30 000 pour Gil Michée N'Gomo).
Dans la foulée, la FAF, toujours sur instruction du MJS avait également décidé de lever l’interdiction de recrutement pour 8 équipes (MCO, CRB, RCK, CAB, CRBAF, l’USMB, l’USMH et la JSMB) pour défaut de payement de salaires à des joueurs locaux et consécutivement à des notifications de la Chambre de résolution des litiges (CRL) afin de ne pas envoyer une trentaine de joueurs professionnels grossir les rangs du chômage. Pourquoi ? Il faut savoir qu’en raison des dispositions de la loi sur la monnaie et le crédit, les entreprises algériennes sont soumises à une autorisation spéciale et indispensable de la Banque d’Algérie (BNA), pour transférer des fonds à l’étranger. Dans le domaine du football, seule la FAF détient cette fameuse autorisation du fait qu’elle possède des ressources en devises (subventions et récompenses de la FIFA et de la CAF, sponsoring…). Du coup, elle est la seule capable d’assumer les sanctions de la FIFA, qui sont toujours déclinées en devises, dans ces cas de contentieux joueurs-clubs.
Les clubs, en l’occurrence, ne peuvent pas le faire, la loi l’interdit. L’ex-président de la FAF, Mohamed Raouraoua avait fait la même chose avec au moins trois clubs, le MCA, le MOB et l’ESS, leur évitant une sanction certaine de la FIFA. Mais, au fil des mois, constatant que les litiges FIFA s’accumulaient sur son bureau, il avait décidé en 2015 de suspendre le recrutement de joueurs étrangers dans le championnat de Ligue 1, jusqu’à règlement de cette question de transferts de fond à l’étranger. “Le jour où l’État permettra aux clubs pros de transférer de l’argent à l’étranger et de payer les joueurs en devises, comme c’est le cas en Tunisie et au Maroc, nous allons remettre les joueurs étrangers dans le championnat national”, justifiait-il sa décision. Il avait vite compris que payer à la place des clubs, même si ces derniers s’engageaient à rembourser en dinars, sur la base des droits    TV et de Naming, il allait vite vider le compte devises de la FAF. Cependant, l’arrivée de Zetchi allait changer la donne. L’ex-président du PAC, décide d’autoriser les clubs algériens à recruter des joueurs étrangers à hauteur maximale de 2 joueurs par équipe mais sous conditions : “Le club devant recruter des joueurs étrangers doit obligatoirement disposer de ressources financières suffisantes pour couvrir les engagements pris en matière de paiement des salaires à terme échu et en monnaie locale DA. Le club est dans l’obligation, pour garantir les salaires des joueurs étrangers, de mettre en place une provision bancaire de garantie représentant 6 mois de salaire”, stipule entre autres l’article 5 des dispositions règlementaires relatives aux compétitions de football professionnel.
Lire bien en monnaie locale ; or, la FIFA n’accepte pas de rembourser les joueurs en dinars. Elle insiste sur le payement en devises d’où le piège dans lequel se sont embourbés le CRB et l’USMBA qui ont perdu du temps, malgré leur bonne foi, à trouver une solution pour transférer cet argent à l’étranger et en devises, alors que la FAF faisait la sourde oreille avant de daigner apporter son aide au nom de la paix sociale.
Et tant que cette problématique de transfert de devises n’est pas réglée par les pouvoirs publics, la FAF sera toujours appelée à la rescousse pour payer les ardoises des clubs mauvais payeurs. Mais jusqu’à quand ?


S. L.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER