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Foot / Dossiers sportifs

La FAF devrait songer à un vrai traducteur

Rajevac, Halilhodzic et le problème de la langue

 Lors de sa dernière sortie médiatique le nouveau sélectionneur des Verts, le Serbe Milovan Rajevac, l’ensemble de la presse nationale appréhendait déjà l’handicap de la langue. L’ex-sélectionneur du Ghana ne s’est exprimé jeudi dernier qu’en serbe, son adjoint, qui sert aussi de traducteur, n’a pas trop convaincu l’ensemble des journalistes présents venus couvrir ce point de presse : “On a l’impression que la traduction n’est pas à la hauteur des réponses de Rajevac. On ne maîtrise pas le serbe, certes, mais on a l’impression que la traduction n’est pas complète, dans le sens où le traducteur résume un peu ce qu’il a compris au lieu de traduire tout simplement, et cela peut poser un problème de transmission des idées et de compréhension”, ont commenté la plupart des journalistes présents. D’ailleurs, le site internet de Liberté a eu la bonne idée de comptabiliser le temps de parole de Milovan Rajevac et celui de son traducteur, la différence est évidente… le traducteur résume donc et ne dit pas tout. C’est un problème. À ce titre, l’ex-sélectionneur national, le Bosnien Vahid Halilhodzic, s’est exprimé hier dans une longue interview accordée au site So Foot sur son expérience avec la sélection du Japon, où il doit faire face au problème de la langue (le japonais) pour transmettre ses idées et expliquer son travail ou alors s’entretenir en tête-à-tête avec des joueurs qui ne parlent que le japonais. Une situation que le nouveau coach des Verts pourrait vivre avec les joueurs algériens. Pour installer un projet de jeu, pour expliquer sa méthode de travail surtout au tout début quand vous arrivez avec une nouvelle philosophie de travail, l’apport de la langue et la communication reste aussi importants que le travail que vous effectuez sur le terrain. “Il y a un traducteur. Il y a des mots et des notions très spécifiques à la langue japonaise, donc c’est indispensable. Parfois, on ne se comprend pas, évidemment. Mais en insistant, tu y arrives”, dira Halilhodzic par rapport à son expérience avec la sélection japonaise qu’il dirige depuis plus d’un an. “En parlant avec certains joueurs, on sent des fois qu’il s’agit d’un monologue, car il n’y a pas d’échange de dialogue,  ce n’est que par la suite qu’on s’est mis à dialoguer, il fallait les piquer pour avoir un feedback”, a expliqué Halilhodzic. Ce dernier n’a pas manqué l’occasion pour évoquer sa relation parfois tendue avec la presse algérienne et française. “Au Japon, la plupart des conférences de presse se terminent avec des applaudissements, ça me change un peu de certains pays où j’ai bossé. Par rapport à ce que j’ai connu en Algérie, c’est très agréable, c’est un respect total… En France, il y a beaucoup de copinages, de sympathies, pour que le journaliste écrive un truc sympa sur toi. L’objectivité est souvent remplacée par la subjectivité personnelle”, dit-il.   

Ahmed Ifticen 


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