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Foot / Dossiers sportifs

Alors que la JSK est menacée de relégation, le coach joue au pompier

“Soyons sérieux M. Hidoussi, il y a péril en la demeure !”

Ne dit-on pas qu’il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Cet adage populaire doit certainement s’appliquer au coach tunisien de la JS Kabylie, Sofiane Hidoussi, qui se permet le culot de déclarer publiquement qu’il n’y a pas le feu dans la maison kabyle et que la JSK aspire encore à une place sur… le podium et ce au moment même où le navire kabyle prend l’eau de toutes parts et coule de plus en plus, alors que ce même Hidoussi donne la nette impression de ne plus maîtriser le gouvernail. Certes, les Canaris étaient pratiquement décimés ce samedi à Bel-Abbès puisqu’ils étaient sérieusement handicapés par l’absence de cinq joueurs blessés (rien que ça !) alors que la direction du club a poussé le bouchon jusqu’à libérer trois joueurs, à savoir les deux attaquants Ziaya et Benkablia et le milieu de terrain Herbache, à deux journées de la fin de la phase aller. Pis encore, Hidoussi s’est même permis l’excès de zèle d’écarter la veille du match l’expérimenté défenseur axial Koceila Berchiche pour une prise de bec qui avait opposé les deux hommes lors du dernier galop d’entraînement effectué à Bel-Abbès même, la veille du match. C’est dire que la situation de la JSK est bel et bien dramatique, n’en déplaise à Hidoussi qui, à défaut de trouver des solutions d’urgence à un bateau qui chavire dangereusement de semaine en semaine, préfère appliquer la politique de l’autruche et cacher le soleil avec un tamis, alors que les fans kabyles grondent de plus en plus et s’inquiètent au plus haut point pour l’avenir de leur club parmi l’élite. Et il faut bien se mettre à l’évidence que jamais au grand jamais la JSK, jadis grand monument et digne ambassadeur du football algérien, n’a connu un tableau de bord aussi catastrophique, dans la mesure où le club kabyle n’a pas gagné le moindre match à domicile après quatorze journées, alors que l’on s’apprête à boucler la phase aller. “Je ne suis pas un lâche pour abandonner l’équipe dans ces moments difficiles, car je suis un homme qui raffole des défis et je ferai tout pour redresser la situation et remettre l’équipe sur orbite”, s’est empressé de déclarer Hidoussi, après cette cinquième défaite de la saison qui plonge la JSK dans le précipice. Hormis la surprenante victoire acquise à Constantine sur un but providentiel de Boualouidat en fin de partie, le bilan du coach tunisien est désastreux puisque, sur les quatre derniers matchs disputés, la JSK n’a récolté qu’un tout petit point à domicile face à Tadjenant et enclenché trois défaites consécutives contre Relizane (3-1), Médéa à domicile (1-0) et Bel-Abbès (2-0), soit 1 point sur 12 possibles. C’est là un bilan de banqueroute, et les fans kabyles ne savent pas à quel saint se vouer, car la descente aux enfers prend des proportions alarmantes au sein de la maison kabyle qui n’a jamais été aussi menacée d’agonie depuis que la JSK a accédé en division nationale en… 1969 ! Eh oui, la Jeunesse Sportive de Kabylie, qui s’enorgueillit jusque-là de quarante-sept ans de présence continue en Nationale 1 et qui est le seul club algérien de l’élite à n’avoir jamais rétrogradé en 2e division tout en tirant une grande fierté d’un palmarès incomparable de quatorze titres de champion d’Algérie, cinq coupes d’Algérie et de surcroît six coupes africaines des clubs, se voit du jour au lendemain menacée de relégation. En fait, une telle décadence ne date pas de cette année, puisque la fragilité du club kabyle s’est amorcée depuis quatre ou cinq saisons déjà à cause de l’instabilité chronique de l’effectif mais aussi de l’encadrement engendré par un recrutement boiteux et l’absence de toute politique de formation digne d’un club professionnel. Et maintenant que l’avenir de la JSK, ce véritable patrimoine de toute une région et grand bastion du football algérien, est réellement au rouge (n’en déplaise à M. Hidoussi), il est certainement temps pour toute la grande famille de la JSK d’unir ses forces et de faire valoir sa dignité et son amour-propre pour sauver un édifice qui s’effrite de plus en plus et risque malheureusement de s’effondrer si un plan de sauvetage urgent et conséquent n’est pas décrété durant cette trêve hivernale. En attendant,  toute la Kabylie grelotte déjà de froid et d’angoisse en cette période noire de l’histoire fabuleuse du club amazigh ! Rien n’est encore perdu pour sauver la JSK mais il est temps de décréter un plan Orsec pour éviter la catastrophe !


M. H.


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