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FOOT / Dossiers sportifs

Rétrospective

Sport : les tops et les flops de 2017

©D. R.

FAF
Le pouvoir éjecte Raouraoua et coopte Zetchi

Son nom a été associé avec le football national depuis presque deux décennies. L’ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF) a cédé sa place le 20 mars dernier au nouveau patron de l’instance footballistique, Kheïreddine Zetchi. Ce dernier devient le 26e homme à diriger la FAF, mettant fin au règne de Mohamed Raouraoua, qui a cumulé 12 années à la tête de l’instance fédérale en trois mandats. Seul feu Omar Kezzal a presque fait mieux en revenant à 3 reprises à la tête de la FAF en l’espace de près de 20 années, mais il n’avait cumulé que presque 7 ans lors de ses trois passages. Raouraoua a effectué trois mandats olympiques complets, le premier c’était en lors de la période 2001-2005, avant de céder le témoin à Hamid Haddadj, qui avait présidé lors du mandat olympique 2005-2009. En 2009, il est revenu pour enchaîner deux mandats, ponctués par une double qualification à la Coupe du monde (2010 et 2014) et surtout une embellie financière.
Le 22 mars 2017, Raouraoua et Zetchi ont procédé à la passation de consignes et ce dernier a hérité d’une grosse enveloppe financière pour le développement du football. En effet, les comptes de la FAF ont ressorti un crédit de 7 305 454 907,94 DA. Un matelas bien confortable qui devra permettre à la nouvelle équipe fédérale d’entrevoir de bien meilleures perspectives, notamment en direction du développement du football amateur et la formation des jeunes. Il faut que malgré ses prises de décisions unilatérales, Raouraoua a réussi à “professionnaliser” la FAF et à donner des assises dans le mode de gestion. Cependant, le désormais ancien homme fort du football algérien n’a pas reçu l’aval pour poursuivre sa mission.
Il semblerait que certaines sphères du pouvoir n’ont pas apprécié la manière avec laquelle Raouraoua dirigeait le football et les derniers résultats de l’équipe nationale ont précipité son départ. Une campagne a été orchestrée contre lui depuis l’élimination des Verts dès le premier tour de la CAN-2017 et c’était dans l’air que Raouraoua était devenu une persona non grata au sein du pouvoir.  D’ailleurs, la sortie du ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hadi Ould-Ali, lorsqu’il avait appelé Raouraoua à déposer sa démission prouve que les jours de ce dernier étaient comptés. Zetchi, fort de l’appui des pouvoirs publics qui devront l’aider dans sa quête de redonner vie au football local, notamment la mise en place d’une politique de formation tournée vers la base à travers une direction technique nationale réformée, multiplie les sorties hasardeuses. Sa première était la nomination de Lucas Alcaraz à la tête des Verts, qui a tourné au désastre puisqu’au bout de six mois, le technicien espagnol a failli à sa mission. Un double échec puisqu’aucune progression n’a été constatée dans le jeu de l’équipe nationale et son limogeage a coûté une petite fortune à la caisse de la FAF. Ensuite, il y a eu cette désignation de Madjer à la tête de la sélection nationale et toute la polémique qui s’en est suivie et d’autres péripéties, à l’image du dossier (envoyé ou pas envoyé) de Bachir Ould-Zmirli pour appuyer une candidature au sein de l’exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) ou encore l’organisation d’un symposium sur le renouveau du football national presque inutile. Tout cela s’est passé en neuf mois et le chemin est encore long pour le président Zetchi, dont l’objectif à moyen et long termes, c’est d’arriver à avoir une centaine de jeunes par centre régional qui, au bout, de quelques années de formation alimenteront les clubs professionnels, animeront les championnats d’élite (Ligues 1 et 2 professionnelles) et viendront composer les différentes sélections nationales de jeunes. Cela devrait permettre à ces dernières de disputer les compétitions continentales et pourquoi pas mondiales de leurs catégories respectives. Il faut lui reconnaître que pour le moment, il a placé les hommes qu’il faut à la place qu’il faut en désignant Saâdane à la tête de la DTN et en mettant Charef premier responsable des équipes nationales toutes catégories, hormis l’équipe première.

M. A.

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