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Économie / Actualités

Selon l’IFP Énergies nouvelles

La reprise de l’activité économique marque le pas

© D. R.

L’annonce, vendredi dernier, de l’hospitalisation du président  américain Donald Trump, testé positif au  Covid-19, a  suscité  l’inquiétude sur les marchés financiers et précipité les prix du pétrole à leur plus bas niveau depuis juin, à 39,3 dollars le baril pour le Brent et 37,1 dollars le baril pour le WTI.

C’est  ce  que  relève  l’IFP  Énergies  nouvelles  (Ifpen)  dans  son  bulletin hebdomadaire, publié lundi.

En moyenne hebdomadaire, le Brent a perdu 0,8 dollar le baril (-2,0%) à 40,9 dollars le baril et le WTI a perdu 0,7 dollar le baril (-1,8%) à 39,2 dollars le baril, indique l’Institut français de recherche dans les domaines de l’énergie, du transport et de l'environnement.

Le consensus des économistes interrogés par Bloomberg sur le prix du Brent reste stable à 42,2 dollars le baril pour 2020 et 47,8 dollars le baril pour 2021.

Selon  l’Ifpen,  “si  la  situation  économique  conjecturelle  s’est  nettement améliorée au cours des trois derniers mois, il semble que la dynamique se soit affaiblie, voire inversée, en septembre, face à la recrudescence des cas de Covid-19 dans de nombreux pays”.

Selon Bloomberg, la production de l’Opep10 (pays de l’organisation soumis à quotas de production) pour le mois de septembre a été de 21,9 millions de barils par jour, soit une baisse de 150 000 barils par jour par rapport au mois précédent.

La production de pétrole brut a augmenté en Irak (+90 000 barils par jour) et au Koweït (+40 000 barils par jour), mais a diminué de 310 000 barils par jour dans les Émirats qui, après avoir dépassé leur quota de production ces derniers mois, ont finalement commencé à réduire leur production.

“Si ces chiffres sont confirmés par l'AIE, l'EIA et l'Opep dans leurs prochains rapports à paraître mi-octobre, il s'agit d'un excellent signal envoyé par l'Opep au marché pétrolier, montrant sa détermination à tout faire pour rééquilibrer le marché  et  augmenter  les  prix, face  à  la  lente  reprise  de  la  demande de pétrole”, estime l’Institut de recherche français.

Toutefois, nuance-t-il, “l’augmentation de la production dans les autres pays de l’Opep pourrait contraindre l’Opep+ à adopter de nouvelles mesures”.

En Libye, après la levée du blocus des installations pétrolières, la production serait en hausse significative, selon Bloomberg, de +70 000 barils par jour à 150 000 barils par jour, tandis que la production en Iran et au Venezuela augmente de +90 000 barils par jour.

“La prochaine  réunion de  suivi de l’application des accords de l’Opep+ se tiendra le 19 octobre. Selon les accords actuels, la production de l’Opep10 doit rester stable autour de 21,8 millions de barils par jour jusqu’en décembre avant d’augmenter de 1,2 million de barils par jour en janvier 2021 à 23,1 millions de barils par jour”, rappelle l’Ifpen. 

Aux États-Unis, les stocks de pétrole brut ont baissé de 1,9 million de barils, selon les statistiques hebdomadaires publiées par l'EIA pour la semaine du 25 septembre. La production de pétrole brut est stable à 10,7 millions de barils par jour pour un nombre de plateformes de forage en activité en hausse. 
 

M. R.


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