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Économie / Actualités

L’état démantèle progressivement les subventions à l’énergie

Le mammouth à dégraisser

© Archives Liberté

Une démarche de relèvement graduel des prix des carburants est déjà mise en branle pour réduire le poids des subventions énergétiques. 

L’augmentation récente des prix des carburants à travers la loi de finances complémentaire pour 2020 (LFC) ne devrait être qu’un prélude à de nouvelles hausses à venir et, à terme, à un démantèlement progressif du système des subventions énergétiques généralisées.

À se référer, en effet, aux détails de la disposition de la LFC portant relèvement des prix des carburants, il est clairement indiqué qu’une augmentation sur les mêmes prix “sera prévue par la suite, par le biais de la loi de finances, avec un montant minimum annuellement et ce, en fonction des situations financières et économiques”.

En clair, l’option d’un rehaussement graduel des prix des produits pétroliers semble être d’emblée prise, de sorte à réduire progressivement le poids désormais insoutenable des subventions énergétiques sur le fragile budget de l’État. Selon les chiffres du ministère de l’Énergie, la consommation interne de carburants a connu, en effet, une très forte augmentation durant cette dernière décennie, passant de 5,6 millions de tonnes en 2000 à 14,4 millions de tonnes en 2019, soit une croissance annuelle de 5,1% en moyenne.

Aussi, les majorations induites par la LFC 2020 à raison de 3 à 5 DA par litre sur différents types de carburants (essence et gasoil), sont expliquées à travers le même texte, par le fait “que les prix bas et réglementés” de ces produits, classés du reste parmi les plus réduits au plan international, ont tiré la consommation interne de plus en plus à la hausse. Cela, est-il ajouté, a favorisé “une surconsommation énergétique en expansion, alors qu’une part non négligeable de la consommation additionnelle est importée en devises”. Dès lors, aux réajustements déjà opérés en 2016, 2017, 2018 et ceux introduits tout récemment sur les tarifs à la consommation des carburants, devraient venir s’ajouter d’autres augmentations échelonnées sur les prochaines lois de finances, compte tenu surtout des déséquilibres aggravés qui marquent actuellement les finances de l’État.

En ce sens, mentionne le texte de la LFC 2020, l’Algérie est confrontée à d’importants et conséquents déficits budgétaires et de la balance des paiements, “d’où la nécessité de réajuster les prix de l’énergie, ce qui aura pour conséquence la réduction des subventions budgétaires implicites et explicites y afférentes”. Plus clair encore, le même texte évoque une démarche déjà effective de rationalisation de la consommation énergétique par une réforme graduelle de la tarification des carburants, enclenchée dès 2016 à travers des réajustements de marges en vue d’aboutir, à moyen terme, à une logique de “prix économiques”.

Outre l’amélioration des recettes de l’État et l’assèchement des sources de la contrebande transfrontalière de carburants, l’augmentation par à-coups des prix des produits pétroliers, est-il projeté à travers la LFC, vise en définitive à dégraisser le mammouth des subventions budgétaires généralisées. 

 


Akli Rezouali


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