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Économie / Actualités

Selon le ministre des Finances, Aymane Benabderrahmane

Le marché parallèle des devises appelé à disparaître

© Archives Liberté

Le ministre des Finances n’évoque pas la nature des mesures à prendre pour réduire le poids du marché informel de devises.

Le ministre des Finances, Aymane Benabderrahmane, a affimré jeudi, dernier dans une déclaration à Echourouk News, que “le marché parallèle des changes (devises) est appelé à disparaître et que le gouvernement travaille actuellement à des mesures allant dans ce sens”. 

Le ministre des Finances est, cependant, resté vague quant à la nature de ces mesures et aux moyens à employer pour venir à bout du marché informel. Mais il s’agirait vraisemblablement de reconsidérer certains volets de la politique de change, au vu de la réglementation sur les opérations de change qui a été adoptée récemment. 

En effet, la Banque d’Algérie (BA) a établi, fin mars dernier, un système concernant les opérations en devises où les banques et les établissements financiers sont autorisés à intervenir dans le cadre d’un nouveau règlement. Ce dernier prévoit l’introduction de l’activité en matière d’opérations de change en devises des intermédiaires agréés, à savoir les banques et autres établissements financiers à caractère non bancaire.

Ces intermédiaires peuvent effectuer des opérations de change avec des banques non résidentes ou réaliser des opérations de trésorerie en devises fortes entre eux, pour leur propre compte ou pour le compte de leurs clients. De plus, les intermédiaires accrédités sont autorisés à utiliser leur propre trésorerie en devises, tout en respectant les règles de gestion déterminant la trésorerie en dinars. Ils peuvent ainsi accorder des prêts en devises à leur clientèle et collecter leurs dépôts.

L’État semble ainsi vouloir mettre en place un marché animé de la devise, avec des règles claires et justes. Si ce maché arrive à mobiliser de la devise et à redonner de l’élan à la monnaie nationale, le marché parallèle du square Port-Saïd pourrait alors disparaître de lui-même. C’est peut-être ce à quoi fait allusion le ministre des Finances. Le marché parallèle devient encombrant à mesure que “grossissent” les sommes qui y sont échangées. 

De nombreux rapports du Fonds monétaire international (FMI) énoncent des recommandations détaillées sur la façon dont le pays peut résorber le marché informel. L’institution estime, par exemple, que “l’ajustement progressif du taux de change officiel, le relèvement des plafonds indicatifs des montants de devises que les voyageurs peuvent emporter et l’assouplissement des restrictions aux importations pourraient réduire l’ampleur du marché parallèle, mais que ces mesures ne suffiraient pas à l’éliminer”. De son côté, la Banque africaine de développement (BAD) expliquait, dans son dernier rapport, qu’en Algérie, “le marché de change parallèle fait de bonnes affaires grâce à l’important différentiel qui existe entre les cours officiels et les cours parallèles”. 

La banque explique que “le dinar algérien est géré par rapport à un panier de grandes monnaies non divulguées et que l’État applique un contrôle des changes strict. Par exemple, les sociétés algériennes ne peuvent recevoir que 50% de leurs gains d’exportation en devises, sauf les entreprises du secteur des hydrocarbures qui peuvent recevoir la totalité de leurs gains”.

Elle rappelle, par ailleurs, qu’un “citoyen algérien n’a droit qu’à 100 euros par an pour des dépenses de voyage et que les Algériens préfèrent échanger des dinars contre d’autres monnaies sur le marché parallèle plutôt qu’à travers le système bancaire”. 

 


Youcef Salami


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