Économie IL A ENREGISTRÉ UN RECUL DE 6,1% DE SON CHIFFRE D’AFFAIREs EN 2020

Le secteur des assurances en berne

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Meziane RABHI Publié 16 Mars 2021 à 08:50

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La baisse a touché pratiquement toutes les branches, souligne la note de conjoncture. 

Déjà en situation de faible croissance depuis 2015 à la suite des effets du contre-choc pétrolier de 2014 ayant entraîné une baisse des importations, notamment de véhicules, et un recul important des investissements publics, le marché national des assurances a été fortement impacté par les effets de la crise sanitaire. C’est ce que relève le Conseil national des assurances (CNA) qui vient de publier la note de conjoncture du marché des assurances au 31 décembre 2020.

Selon les données provisoires diffusées par le CNA, le marché des assurances a enregistré, au terme de l’exercice écoulé, un chiffre d’affaires (hors acceptations internationales) de près de 137,5 milliards de dinars contre 146,3 milliards de dinars à la même période de l’exercice 2019, soit une baisse de 6,1%. 

La baisse a touché pratiquement toutes les branches, souligne la note de conjoncture. La production des assurances de dommages a reculé de 5,1%, passant de 132,2 milliards de dinars en 2019 à 125,5 milliards de dinars l’année dernière. Toutes les branches des assurances de dommages ont régressé à l’exception de la branche incendie et risques divers (IRD) qui a affiché une timide progression de 1,3%.

La branche “Automobile”, qui représente 50% du chiffre d'affaires des assurances de dommages, a reculé de 9,2%, tirée vers le bas par les “risques non obligatoires” qui ont fléchi de 10,5%. Le chiffre d’affaires de la branche automobile est estimé à 62,8 milliards de dinars en 2020, contre 69,2 en 2019.

“En dépit de la légère amélioration du contexte sanitaire et de l’extension du réseau commercial de certaines sociétés, en 2020, la tendance baissière, enregistrée au niveau de cette branche, persiste”, constate le CNA. Ce dernier explique cette diminution par le confinement imposé par les pouvoirs publics à la suite de la crise sanitaire qui a entraîné la fermeture d’un bon nombre de points de vente et de bureaux frontaliers.

Elle est due, aussi, au tarissement du marché des véhicules neufs, après la suspension de la production des usines de montage automobile et à la fermeture de plusieurs showrooms. 

Le taux de règlement des sinistres en recul de 16,3%
“L’instauration de la collecte de la taxe sur la pollution dans la loi de finances 2020 a lourdement impacté le chiffre d’affaires du secteur, influençant le choix de certains assurés en les obligeant à se rabattre sur les garanties les moins onéreuses”, ajoute, également, le CNA. Les assurances agricoles ont régressé de 17,8%. La branche “Transport” a reculé de 5,1%.

L’assurance “Crédit” a chuté de 9%. Les réalisations des assurances de personnes, à fin 2020, ont diminué de 15%. La branche “Assistance” a enregistré une baisse de 71,8% après la suspension de la commercialisation de la garantie “Rapatriement de corps” et le repli de la garantie “Assurance voyage”, conséquemment à l’annulation des vols et à la fermeture des aéroports.

Les sinistres déclarés du secteur des assurances ont atteint 70,2 milliards de dinars au 31 décembre 2020, contre 84,8 milliards de dinars, à la même période de l’année 2019, soit une régression de 17,2%. Le total des indemnisations versées s’établit à près de 60,8 milliards de dinars à la fin de l’année dernière en repli de 17,8%, par rapport aux règlements opérés au terme de l’exercice 2019. 

Selon le CNA, le volume des provisions pour sinistres à payer, arrêté au 31 décembre 2020, enregistre une hausse de 5% par rapport à celui clôturant l’exercice 2019, atteignant un montant de près de 85 milliards de dinars. Le taux de règlement des sinistres a reculé de 16,3%.

Pour rappel, le ministère des Finances a adressé une instruction aux sociétés d’assurances de dommages les sommant de réduire le délai d’indemnisation des sinistres à “un maximum de 21 jours, depuis l’introduction de la déclaration de sinistre jusqu’au versement de l’indemnisation”. 

 


Meziane Rabhi

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