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Économie / Actualités

FRAPPÉe DE PLEIN FOUET PAR LA CRISE SANITAIRE

L’économie virussée

© D.R.

Le secteur des hydrocarbures a enregistré une croissance négative de -13,4% au 1er trimestre 2020, contre -7,1% à la même période de l'année dernière.

L'Algérie a enregistré une croissance économique négative de -3,9% au 1er trimestre 2020, contre une croissance positive de 1,3% à la même période de 2019, selon le dernier bulletin de l’Office national des statistiques (ONS). En valeurs courantes, le produit intérieur brut (PIB) a affiché durant le 1er trimestre 2020 une diminution de 5,3%, contre une hausse de 2,8% sur la même période de 2019. Quant au taux de croissance du produit intérieur brut hors hydrocarbures, il a été de -1,5% sur les trois premiers mois de l'année en cours, contre +3,6% à la même période de l'année précédente. 
L'activité économique a connu, durant le premier trimestre, “une baisse conséquente”, a souligné l'organisme des statistiques, qui précise que cette situation a été “aggravée, notamment en fin de trimestre, par la crise sanitaire mondiale du Covid-19”. 

Les chiffres de l’ONS, repris par l’APS, font ressortir des taux de croissance négatifs, notamment dans le secteur des hydrocarbures, les services marchands et les services non marchands. Le secteur des hydrocarbures a ainsi enregistré une croissance négative de -13,4%, contre -7,1% à la même période de l'année dernière. De leur côté, les prix des hydrocarbures ont connu une forte diminution de 16,9%, ce qui implique une baisse nominale de 28% de la valeur ajoutée du secteur contre une diminution de 8% à la même période de l'année précédente.

La tendance est plus marquée pour les services marchands qui ont enregistré pour la première fois une baisse de -2,8%, alors qu’ils affichaient une hausse de +5% durant la même période de 2019. Pour l’ONS, cette baisse de croissance s'explique, essentiellement, par des baisses de la valeur ajoutée des différents sous-secteurs. Il s'agit, notamment, des transports et communications (-4,8%, contre +5,3%), hôtels, cafés et restaurants (-2,7% contre +5,5%), commerce (-1,5% contre +4,8%) et enfin les services fournis aux ménages (-1,8% contre +3,8%). La tendance baissière a également caractérisé les services non marchands qui affichent un recul de la croissance de -1,6% contre +1,8%. Cette baisse est due principalement à un recul de 2% de la valeur ajoutée des administrations publiques contre une hausse de 1,7%. Le secteur de l'industrie n’a pas dérogé à la règle puisqu’il a enregistré une croissance négative de -0,5% au 1er trimestre 2020 contre une performance de 4,9% à la même période de 2019. 

Il en est de même pour l'investissement qui a enregistré une “importante” baisse de 5% les trois premiers mois 2020 contre un accroissement de 5,1% à la même période de l'année d'avant.  Cette forte chute de l'investissement est expliquée, selon l’Office, par le ralentissement de l'activité économique, aggravée par la crise sanitaire (Covid-19), qui a conduit à l'arrêt de certains chantiers, notamment de la construction durant le mois de mars dernier. Le commerce extérieur a, pour sa part, suivi la même tendance avec une baisse en volume de 16,3% pour les importations et de 11,8% pour les exportations. 

Saïd Smati


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