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Économie / Actualités

Département des Finances et Banque d’Algérie

Permutations et grande instabilité

© D. R.

Les permutations entre la Banque centrale et le ministère des Finances mettent en évidence le grand cafouillage et la grande instabilité qui marquent depuis près de deux ans la gestion de la politique monétaire et financière du pays.

En poste depuis quelques mois à peine à la tête de la Banque d’Algérie, Aymane Benabderrahmane vient en effet d’être affecté à la tête du ministère des Finances en remplacement de Abderrahmane Raouia, qui lui-même n’avait occupé ces fonctions que depuis janvier dernier.

Dès l’adoption d’une loi de finances complémentaire censée rectifier les trajectoires budgétaire et financière pour l’exercice en cours, le département des Finances devra ainsi être dirigé par un nouveau ministre, dont on ignore encore la portée et la nature de la mission qu’il aura à assumer face à la crise financière que traverse actuellement le pays.

Est-il chargé en ce sens d’assurer la conduite et la continuité de la politique financière déjà en vigueur, ou aura-t-il, au contraire, à fixer un nouveau cap, moins conjoncturel, pour ouvrir ainsi la voie à de nécessaires réformes structurelles ?

Du côté de la Banque centrale qui, rappelons-le, est déjà restée plusieurs mois sans gouverneur confirmé avant la nomination d’Aymane Benabderrahmane en novembre 2019, la question se pose aussi quant à la désignation rapide ou pas d’un successeur pour ce dernier, sachant que l’institution monétaire est appelée à tenir un rôle névralgique dans la gestion de la mauvaise conjoncture qui prévaut.

Alors que les finances de l’État sont de plus en plus fragiles, en raison surtout de la chute des revenus pétroliers du pays, la Banque d’Algérie est censée mettre en place de nouveaux instruments de politique monétaire pour aider à freiner le creusement des déficits publics tout en contrôlant l’inflation. Aussi, la grande instabilité au sein de la Banque centrale et du département des Finances n’est pas de nature à favoriser la mise en branle de réformes économiques efficientes.  
 

Akli R.


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