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Économie / Actualités

Coopérative Pétra Algérie

Un espace pour fédérer les acteurs de la filière oléicole


L’entreprise Ifri Olive, spécialisée dans la production de l’huile d’olive, vient de créer une coopérative dénommée Pétra Algérie, du nom du château antique implanté au lieudit Mlakou, à Ouzellaguen, dans la wilaya de Béjaïa. Cette nouvelle organisation regroupera tous les métiers liés à la filière oléicole. 

Cet espace de concertation et de coopération va s’étendre, selon ses initiateurs, aux autres filières agricole et agroalimentaire. 

Un des auteurs de ce projet, Boudjemâa Kemiche, en l’occurrence, souhaite, à travers cette coopérative, fédérer les diverses spécialités ayant trait à cette activité. Tous les intervenants dans cette filière notamment les pépiniéristes (plants), les agriculteurs, les industriels, le panel des analyses sensorielles, le conditionnement… feront donc partie de cette structure. Dans le cadre de la création de cette coopérative, Boudjemâa Kemiche a organisé, hier, un salon auquel ont pris part une vingtaine d’exposants.

“Notre objectif, pour cette fois-ci, ce n’est pas l’organisation d’un grand salon, mais nous avons voulu regrouper tous les acteurs du marché autour de cette coopérative”, explique le patron d’Ifri Olive rencontré au Palais des expositions des Pins-Maritimes. La filière oléicole a enregistré un développement remarquable ces dernières années, estime M. Kemiche. L’on dénombre, affirme-t-il, 43 wilayas productrices d’huile d’olive à l’échelle nationale, surtout au Sud où sont recensées des fermes entières d’une superficie avoisinant les 3 000 hectares (ha).

“Désormais, la production de l’huile d’olive n’est plus exclusive aux terres situées en Kabylie”, relève notre interlocuteur. Cette culture, qui couvre actuellement une surface totale de 490 000 ha au niveau national, s’est étendue à d’autres régions du pays. Cependant, ce producteur dénonce le manque d’organisation qui caractérise la filière. En dépit de l’existence d’un Conseil interprofessionnel qui doit assurer une meilleure organisation, des irrégularités persistent toujours au sein de la filière oléicole. 

La filière doit se doter, en effet, d’agents spécialisés, tels que les grossistes, les industriels, les négociants. 

L’on évoque, également, un problème d’élagage des arbres, un manque de travail du sol et les traitements phytosanitaires, des conditions de cueillette et de stockage inadéquates des olives destinées à la trituration… Une situation lamentable qui influe négativement sur le rendement et la qualité de cette huile. 

L'Algérie est un pays oléicole, mais n'arrive pas à intégrer la dynamique créée au sein du marché international. Rares sont les producteurs qui arrivent à se placer sur le marché international. “Nous sommes à l’international depuis 27 années. Nous avons paraphé des contrats d’exportation vers 17 pays. Nous exportons jusqu’à 1 million de litres”, indique le patron d’Ifri Olive donnant, ainsi, l’exemple à ses confrères producteurs. “Si aujourd’hui, notre entreprise est classée numéro 1 en Algérie, avec 70% de parts de marché, c’est que derrière, il y a un travail qui est accompli avec professionnalisme et suivant les standards internationaux”, souligne Boudjemâa Kemiche.

B. K.


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