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Économie / Actualités

Activité de transfert de marchandises

Une dizaine de ports secs suspendus

© D.R

La Direction générale des douanes précise que la décision de “suspension des transferts de marchandises vers les ports secs vient en exécution des instructions des pouvoirs publics”.

La Direction générale des douanes (DGD) a décidé de suspendre l’activité de transfert de marchandises vers une dizaine de ports secs, selon une note interne adressée, en date du 20 juillet 2020, aux directeurs régionaux, aux chefs de services des contrôles a posteriori et aux chefs des inspections divisionnaires des douanes. La DGD a ainsi fixé une liste de dix ports secs concernés par cette mesure de suspension de transfert de marchandises, à savoir trois à Alger, trois à Blida, deux à Annaba, un à Constantine et un autre à Sétif.

À souligner que cette liste de ports secs visés par la décision de suspension comprend des entreprises privées, mais également des entreprises publiques à l’instar du port sec de Constantine dépendant de l’entreprise portuaire de Skikda (EPS) et de celui de Sétif qui, lui, dépend de l’entreprise portuaire de Béjaïa (Tixter). Dans sa note, la direction générale des douanes précise que cette décision de suspendre les transferts de marchandises vers ces ports secs vient en exécution des instructions des pouvoirs publics.

Lors de la réunion du Conseil des ministres, tenue le 14 juin dernier, le président de la République Abdelmadjid Tebboune, avait, rappelle-t-on, mis en garde contre les risques que représentent certains ports secs, dans leur état actuel, pour la sécurité et la souveraineté nationales ainsi que pour le Trésor public. Le chef de l’État avait ordonné, lors de la même réunion, “la fermeture immédiate des ports secs non autorisés”. Il avait également enjoint au gouvernement “de faire obligation aux ports secs autorisés de se doter de scanners pour faciliter le contrôle par les douanes”.

Abdelmadjid Tebboune avait, en outre, chargé le gouvernement de réorganiser ce secteur et de l’annexer aux ports nationaux en vue de garantir le service de maintenance après-vente, la sécurité et la souveraineté nationales, et de mettre un terme au gaspillage de la devise. La hausse importante des importations de marchandises en Algérie a amené les pouvoirs publics à ouvrir le champ à la création de ports secs par des opérateurs privés avec l’obligation d’avoir un agrément.

Autorisés depuis 2009, à travers un Conseil interministériel, le recours aux ports secs devait aider à pallier les dysfonctionnements dans le secteur, à développer les capacités logistiques et le potentiel d'exportation depuis les ports et surtout à alléger un tant soit peu la charge qui pesait sur les infrastructures portuaires. Au départ, l’autorisation d’aménagement de ports secs avait été accordée au bénéfice du seul port d’Alger, pour lui permettre de désengorger ses quais. Par la suite, à cause du laisser-faire, les ports secs ont commencé à essaimer à proximité de l’ensemble des quinze zones portuaires commerciales du pays.

Depuis, plus d’une quinzaine de ports secs ont été autorisés dans le pays et parmi eux, au moins cinq appartiennent à des compagnies maritimes étrangères. Au final, l’objectif n’a pas été atteint et les ports secs sur lesquels misaient les pouvoirs publics sont devenus synonyme de gabegie et de laisser-aller en l’absence de contrôle et de rigueur. Selon les chiffres de l’Axenal, les coûts des services de transport maritime et des ports secs coûtent 12 milliards de dollars au Trésor public. 

 


Saïd Smati


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