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Économie / Actualités

Importation de carburants

Une facture de plus en plus exorbitante

© Archives Liberté

Les importations algériennes de carburants et lubrifiants ont marqué une hausse vertigineuse de plus de 180% au 1er trimestre de l’année en cours. 

La dépense à l’importation pour les lubrifiants et carburants ne cesse de croître, en attendant l’amélioration des capacités nationales de raffinage pour garantir une autosuffisance en la matière d’ici à 2024, selon les objectifs annoncés par le gouvernement. Sur les seuls trois premiers mois de l’année en cours, l’Algérie a importé pour pas moins de 465 millions de dollars de carburants et lubrifiants, contre un peu plus de 165 millions de dollars au 1er trimestre de 2019, comme le fait ressortir le dernier bilan du commerce extérieur publié la semaine dernière par la direction des douanes.

Entre les deux périodes de comparaison, la facture d’importation pour ces produits pétroliers, a ainsi connu une hausse vertigineuse de l’ordre de 181%, selon les mêmes statistiques. Sur l’ensemble de l’année écoulée, les bilans du commerce extérieur indiquent que les importations de lubrifiants et carburants ont été marquées par un accroissement de plus de 33% pour s’établir à 1,43 milliard de dollars, contre 1,07 milliard de dollars une année plut tôt.

Corrélativement à la croissance exponentielle de la consommation énergétique interne, la dépense à l’importation de carburants augmente ainsi d’année en année, et ce, malgré la consolidation en cours des capacités de raffinage d’une part et les taxes introduites épisodiquement pour inciter, d’autre part, à une plus grande rationalisation en la matière.

Intervenant récemment devant les membres du Conseil de la nation, le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, a relevé à cet égard que la consommation locale de carburants a connu une très forte hausse durant ces dix dernières années, passant de 5,6 millions de tonnes en 2000 à 14,4 millions de tonnes en 2019, soit une croissance annuelle de 5,1% en moyenne, ce qui, a-t-il justifié, pousse le pays à recourir à l’importation.

Pour atténuer cette lourde facture, le ministre a indiqué que le secteur de l’énergie avait programmé la réalisation de trois nouvelles raffineries, respectivement à Hassi Messaoud, Biskra et Tiaret, avec une capacité de 5 millions de tonnes pour chacune.

Ces raffineries, a-t-il avancé, seront réalisées dans le cadre du plan du gouvernement pour la période 2021 à 2024, avec comme objectifs essentiels d’assurer les approvisionnements nationaux en carburants à moyen et long terme et de mettre ainsi fin à l’importation dans ce domaine.

Outre la consolidation attendue des capacités de raffinage, le gouvernement mise également sur des hausses modérées et progressives des prix des carburants aux fins de rationaliser graduellement la consommation domestique.

Les augmentations des prix des carburants permettront de réduire le gaspillage de cette matière essentielle, a soutenu en ce sens le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, lors des récents débats parlementaires sur le projet de loi de finances complémentaire (PLFC) 2020.

Selon lui, ces hausses de prix sont de nature à favoriser la réduction de la surconsommation de cette matière et la subvention indirecte de l'État à ce produit, en plus de l'orientation des consommateurs vers l'utilisation du GPL. 

À souligner que la loi de finances complémentaire 2020, promulguée tout récemment, induit des augmentations de prix allant de 3 à 5 dinars par litre sur les différents types de carburants (essence et gasoil).

Tel que consigné à travers le PLFC 2020, l’exposé des motifs justifiant ces augmentations fait valoir que “compte tenu du prix bas et réglementé des carburants, leur consommation n’a cessé de s’accroître d’une année à l’autre, induisant ainsi une surconsommation énergétique en expansion, alors qu’une part non négligeable de la consommation additionnelle est importée en devises”. 
 

Akli REZOUALI

 

 

 


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