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Foot / Edito foot

Edito

Effets secondaires

En l’absence de tout organe de contrôle, les clubs de football continuent de recourir à des pratiques illégales en termes de rémunération des joueurs. Les dessous-de-table sont devenus monnaie courante afin d’échapper au fisc  et surtout de siphonner de substantiels dividendes. La Direction nationale de contrôle de gestion, communément appelée DNCG, créée en 2011 pour surveiller la gestion des clubs à l’instar de ce qui se fait en Europe, a été vite dissoute pour des raisons obscures.
Or, c’est avec l’aide d’une structure similaire que les pouvoirs publics auraient pu lutter contre ce fléau qui gangrène le football algérien, à travers un contrôle minutieux des comptes des équipes de football. La traçabilité de l’argent dépensé par les clubs, passée au crible, est de nature justement à démasquer les anomalies et à obliger les dirigeants à avoir une comptabilité claire, surtout que les équipes sont désormais organisées en sociétés commerciales par actions.
Au lieu donc d’accentuer le contrôle sur les clubs, l’État a préféré actionner la planche à billets et abreuver les clubs de subventions salvatrices, notamment pour des dirigeants récalcitrants à toute forme de changement. À l’image de ce qui se passe à Air Algérie, une société maintenue sous perfusion grâce aux rallonges de l’État, les clubs, dont la plupart sont déficitaires et tous près de mettre la clé sous le paillasson, sont maintenus en vie par les pouvoirs publics sous le prétexte que le professionnalisme nécessite un accompagnement transitoire. Une transition qui dure et qui entretient un amateurisme mortel
en fait car à force d’assister un mode de fonctionnement désuet, la politique de l’État a favorisé l’avènement d’effets secondaires comme… les dessous-de-table !


S. L.


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