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Foot / Edito foot

Nos joueurs ne payent pas du tout ou très peu d’impôts

“Football Leaks” à l’algérienne

©D. R.

L'enquête “Football Leaks” impliquant dans le monde de nombreuses stars, dont le futur Ballon d’Or Ronaldo, accusé d'avoir mis en place un système de dissimulation fiscale, ne risque pas de s’étendre en Algérie. Non pas que les joueurs algériens sont clean à ce sujet, loin s’en faut. Mais pour une raison toute simple : le footballeur algérien ne paye presque pas d’impôts. Grassement rémunéré à coups de millions de dinars – des salaires qui atteignent parfois 80 fois le SNMG en Algérie –, le footballeur algérien n’a pas en fait besoin de montages offshore passant par des paradis fiscaux pour dissimuler sa fortune. Les pouvoirs publics à travers l’administration fiscale s’en chargent à vrai dire à sa place pour le faire à travers une “exonération” qui ne dit pas son nom. Aujourd’hui, la majorité des clubs professionnels, bénéficiant déjà des dispositions de la loi de finances 2015, notamment l’exonération de l’IBS jusqu’à 2020, alors que le délai avait été arrêté en 2010 à décembre 2015, ne payent pas l’IRG des joueurs. Des ardoises s’accumulent au sein des administrations des impôts sans qu’une solution soit trouvée pour recouvrer une dette de plus en plus colossale. À moins d’une amnistie, le contentieux est bien parti pour durer dans un secteur où toutes les sociétés de football sont déjà déficitaires. Pis, d’autres équipes en revanche trichent, et ce, de l’aveu même du président de la Ligue de football professionnel. “Les clubs professionnels font dans la triche. Les salaires qu’on présente dans les bilans financiers ne sont pas identiques à ceux figurant sur les contrats des joueurs, qui sont plus élevés. Ils font cela avec la complicité des commissaires aux comptes qui signent et certifient des bilans pas du tout conformes. Ces clubs ont été rappelés à l’ordre”, martèle Mahfoud Kerbadj, qui ne nomme pas cette fraude fiscale caractérisée. Le manque à gagner de l’administration des impôts se chiffre en milliards, mais le “Football Leaks” ne semble pas menacer la quiétude algérienne.

S. L.


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