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La valse des entraîneurs se poursuit

La saison de tous les records

À une journée de la fin de la première moitié du championnat de Ligue 1, ils sont neuf clubs à avoir changé une ou plusieurs fois d’entraîneur. Visiblement, cette saison, on se dirige vers un record en la matière, puisqu’il ne se passe pas une journée sans qu’on apprenne que tel ou tel coach a été limogé ou poussé vers la porte de sortie. Le dernier en date n’est autre que Abdelkader Amrani, le désormais ex-coach de l’ESS. Bien qu’il ait essayé de résister à la grosse pression qu’il subissait depuis qu’il a pris en main la barre technique du club des Hauts-Plateaux, le technicien natif de Tlemcen a fini par annoncer sa démission à la fin du match de vendredi face à l’USMA.
Ce dernier a fait mieux peut-être par rapport à Miguel Angel Portugal Vicario qui vient de quitter le CSC quelques semaines seulement après avoir pris ses nouvelles fonctions à la barre technique des Sanafir, qui avait déjà enregistré le passage de deux autres techniciens, en l’occurrence le Franco-Portugais Didier Gomez et Karim Khouda. Sans entraîneur pour le moment, le CSC est le club qui a consommé le plus de techniciens depuis le début du championnat de cette saison avec trois coaches déjà. Il est suivi par l’USMA.
Le champion d’Algérie en titre, entraîné par le Belge Paul Put, avait d’abord engagé Adel Amrouche, parti trois jours avant le début de la compétition, remplacé par le Français Jean-Michel Cavalli. Ce dernier ne fera pas non plus long feu en jetant l’éponge après avoir dirigé le onze usmiste durant huit rencontres. L’autre club qui est à son troisième entraîneur engagé cette saison n’est autre que le CRB. Après avoir débuté la compétition avec Fouad Bouali, ce dernier décide de partir après deux journées. Il sera remplacé au pied levé par le Français Alain Michel qui fera mieux en restant quelques matches de plus, mais il sera remercier pour insuffisance de résultats.
C’est le coach marocain Badou Zaki qui a pris le relais. C’est presque identique pour la JSS qui avait débuté la saison avec le Français Sébastien Desabre en prévision de sa première participation en Ligue des champions d’Afrique avant que celui-ci ne décide de plier bagage et de rentrer chez lui, remplacé par Salem Laoufi. Ce dernier ne résistera pas longtemps et finira par céder sa place à Karim Khouda qui venait de quitter le CSC.
Par ailleurs, ils sont quatre clubs à avoir changé deux fois d’entraîneur. C’est d’abord le NAHD qui s’est séparé, contre toute attente, de Youcef Bouzidi, auteur pourtant d’un bon parcours la saison passée avec à la clé une finale de coupe d’Algérie perdue devant le MCA. Il a été remplacé par Alain Michel qui venait d’être limogé du club voisin, le CRB. Presque à la même période, Djamel Menad est contraint de démissionner. Bien qu’il ait réussi un bon travail, l’ex-buteur des Verts et de la JSK a fini par se retirer en raison de la grosse pression qu’il subissait de la part du peuple du Mouloudia. Il est remplacé quelques jours plus tard par Kamel Mouassa qui avait connu presque le même sort avec la JSK qui a fait appel au technicien tunisien Sofiane Hidoussi pour le suppléer. Enfin, en dépit d’un parcours époustouflant en coupe de la CAF où il a amené les Crabes jusqu'en finale qu’il avait perdue devant le TP Mazembe, Nasser Sandjak a préféré mettre fin à sa collaboration avec le MOB. C’est Youcef Bouzidi qui été appelé à la rescousse pour essayer de sauver ce qui reste à sauver. Il est à noter que sept clubs sur les 16 formant le championnat de Ligue 1 Mobilis n’ont pas changé de coach. Il s’agit de l’USMH (Charef), du MCO (Belatoui), du DRBT (Bougherara), du RCR (Bouakaz), du CAB (Rouabah), de l’OM (Slimani) et de l’USMBA (Cherif El-Ouazzani).


F. R.