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editorial / ACTUALITÉS

2019 : paris ouverts ou option tranchée ?

Maintenant que la fièvre post-élections locales est retombée, les partis se mettent à regarder vers la prochaine échéance : l’élection présidentielle d’avril ou mai 2019. Si certains, cependant, font tout pour ne pas en avoir l’air, jugeant  certainement qu’il est prématuré de le faire, d’autres, en revanche, et c’est visiblement le cas du Front de libération nationale, n’estiment pas qu’il faille le cacher et, aussi, ne se privent pas de le dire. C’est le cas de Djamel Ould Abbes qui a affirmé, hier, devant la presse, que son parti tranchera la question de la candidature à l’élection à la magistrature suprême en mars prochain, à l’occasion de la réunion du comité central. Soit. Si la position de l’ex-parti unique par rapport au rendez-vous ne fait pas mystère, étant certain qu’il y prendra part, la question de la candidature reste, elle, problématique. Le parti doit, en effet, se déterminer par rapport à trois, voire au plus quatre situations possibles : si le chef de l’État sortant, président du parti, décide de rempiler pour un mandat supplémentaire, le 5e d’affilée, il va sans dire que le FLN appuiera, pour sûr, sa candidature. Dans le cas où, épuisé par la maladie, Bouteflika choisirait de prendre sa retraite politique, le parti devra ou bien présenter une candidature partisane ou alors intégrer un consensus autour d’un autre cavalier que les décideurs auraient adoubé, lequel consensus ne serait possible que si ce dernier est coopté en dehors du RND. Car d’après ce que l’actualité politique a donné à noter ces dernières semaines, durant les élections locales notamment, le FLN n’est pas près de faire la courte échelle au RND, quand bien même tous les deux se réclameraient encore d’un même engagement autour du programme de Bouteflika. Preuve en est donnée, si besoin est, par les alliances que le FLN a contractées dans les Assemblées locales, toutes, quasiment, à l’exclusion du RND qui, pourtant, ne demandait que cela. Les élus RND dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj en étaient tellement décontenancés d’ailleurs, qu’ils s’en sont plaints publiquement. Cette guerre en sourdine menée au RND est, à l’évidence, une précaution prise par le FLN qui ne voudrait, au cas où Bouteflika ne se représenterait pas, pas avoir à rivaliser avec un RND fort de son assise. S’il lui préfère d’autres fréquentations, c’est pour sinon l’affaiblir, du moins ne pas le tracter vers le mieux. Juste une précaution, car il demeure quasi sûr que les deux partis n’auront pas à rivaliser en 2019, tant est que tout annonce un renouvellement de bail pour l’actuel locataire d’El-Mouradia. À commencer par les portraits de Bouteflika hissés à la Coupole lors du rassemblement de solidarité avec la Palestine.


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