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editorial / ACTUALITÉS

Absurde… !


L’espoir de voir Khaled Drareni retrouver sa liberté a été déçu. Le juge a décidé de garder le journaliste derrière les barreaux et pour deux longues années. C’est une première dans l’histoire de l’Algérie indépendante. La sentence est ressentie comme un choc par l’opinion. Un abattement. Elle a soulevé une indignation générale. Le verdict prononcé hier au tribunal d’Alger est aussi sévère qu’absurde. Mais surtout inutile. Mais pourquoi veut-on alors châtier un journaliste dont le seul tort est d’avoir assumé l’exercice de son métier en toute liberté ?

Qui pourrait croire un instant que Khaled Drareni, dont le patriotisme est chevillé au corps, pourrait ou voulait menacer l’unité nationale ? Un concept galvaudé et dangereusement banalisé à force de le brandir à tout va. À qui profite alors cette sentence ? Sans doute pas à la liberté de la presse qui, par conséquent, est mise en résidence surveillée. Encore moins à la démocratie promise.

Au-delà de la dure épreuve carcérale qu’il endurera et du trauma infligé à ses proches, le journaliste a gagné la partie. Celle de la dignité et de l’honneur d’un métier qui ne cesse d’être malmené. Il est évident qu’en face, ceux qui l’ont condamné ont définitivement perdu la bataille. Ils feront de l’emprisonnement de Khaled Drareni le marqueur de la période en cours. Révélateur d’une nervosité doublée d’une perte de lucidité. Signe d’une fébrilité inquiétante.

 S’ajoutant aux autres condamnations qui frappent des jeunes manifestants, l’affaire Drareni ne peut qu’envenimer une situation politique déjà précaire. Dans cette période où le pays peine à sortir de ses errements du passé, le bon sens aurait dicté une tout autre conduite. Le moment recommande plutôt une démarche sereine la mieux à même de rétablir les liens de confiance dont la société a grandement besoin.

En l’absence de lucidité et de discernement, rien ne peut être engagé. La logique de tension ne peut en aucun cas faire office de programme. Parce qu’elle brouille les cartes, crée des crispations sociales, provoque des situations imprévisibles et, au final, mène droit vers des impasses destructrices. L’histoire récente nous renseigne combien la pensée exclusiviste était périlleuse pour la nation. Il faut rapidement en tirer les enseignements. La privation de liberté n’est jamais une bonne réponse aux multiples contradictions qui peuvent traverser la société. 


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