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editorial / ACTUALITÉS

Accélération

L’option du 5e mandat pour le président Bouteflika, qui a pu paraître incertaine par moments, se précise et ne souffre, désormais, l’ombre d’un doute. Les secrétaires généraux du FLN et du RND, qui ne s’adorent pas, voire se détestent, se sont accordés, le projet politique qui les réunit oblige, pour nous la préciser. Et, comme pour aider les plus sceptiques à se rendre à l’évidence, Djamel Ould Abbes, qui n’est jamais en mal de déclaration, n’a pas mis longtemps à fournir quelques précieux autres éléments de compréhension.
Aux journalistes venus couvrir sa rencontre avec le responsable du parti El-Karama, il a révélé la réunion imminente d’un congrès des partisans du chef de l’État pour faire le bilan des quatre mandats consommés depuis 1999. On le sait, un tel ordre du jour est souvent conclu par une motion politique, dont il est aisé de deviner la substance, s’agissant du cas qui nous intéresse : un appel commun à la candidature de Bouteflika en 2019. Les égéries qui ont suggéré au binôme Ould Abbes-Ouyahia de réunir l’aréopage des formations qui, jusqu’ici, ont soutenu le président de la République savent pertinemment qu’un appel formulé par un chœur est politiquement plus audible que des suppliques solitaires quand bien même seraient-elles insistantes. Plus audible mais aussi indiqué comme entrée en précampagne électorale. L’illusion du nombre devant, par ailleurs, aider à cacher le travers de joutes électorales qui se dérouleront, comme il y a quatre ans, sans l’implication physique et directe du candidat lui-même. Les stratèges du 5e mandat semblent — c’est ce que trahit, du moins, la suggestion d’Ould Abbes — avoir vu en la rentrée politique prochaine le moment idéal pour lancer le processus qui devra, au final, maintenir Bouteflika à El-Mouradia au-delà du printemps prochain. Dans une première phase, ce processus se déclinera en une amplification des appels à Bouteflika à se représenter, laquelle présentera alors son ambition non pas comme un amour du pouvoir, mais une acceptation d’une demande pressante et largement partagée. Ce sera la forme. Pour le reste, il ne devrait pas y avoir de difficulté majeure à reconduire le statu quo.
L’opposition, qui aurait pu contrarier ce dessein, est atomisée et donc fragilisée. L’armée ? Le chef d’état-major de l’ANP a fait savoir qu’il ne souscrit pas à l’idée de transition politique. La voie est, de ce fait, grande ouverte pour le 5e mandat.


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