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editorial / ACTUALITÉS

Administration atomisée

L’interdiction faite aux opérateurs économiques de sortir leurs marchandises des ports avant la décision d’instaurer les licences d’importation relève en même temps du surréalisme et d’une certaine injustice. Bien que la loi n’ait pas d’effet rétroactif, des produits importés, en suivant scrupuleusement les procédures en vigueur et avec documents à l’appui, se sont retrouvés bloqués. La faute incombe à ceux qui ont pris la décision d’adresser des notes floues ou incomplètes aux banques par le biais de l’Abef qui n’est, en fin de compte, qu’une association des banques et des établissements financiers. Le comble est qu’aucune des différentes parties prenantes n’ait osé dire que la décision est précipitée et mal réfléchie. Chacune se contente d’exécuter, que ce soit au niveau des collaborateurs du ministre du Commerce que des Douanes et des présidents de banques. Quand bien même elles n’auraient pas été associées à la prise de décision et à la rédaction des
instructions.
Maintenant que l’interdiction vient d’être levée, qui dédommagera les opérateurs dont la marchandise importée est périssable ? Qui sera sanctionné pour rupture de stocks ? Personne, sinon celui qui a décidé, dans la précipitation, d’être plus zélé que son Premier ministre. Cette chaîne d’incohérences nuit encore une fois à l’image du pays. Un responsable doit travailler dans l’esprit des lois de la République même s’il se sent intouchable du fait d’une absence d’institutions servant de contre-pouvoirs et d’associations fiables et légitimes.
Force est de relever que le constat premier à tirer est que la haute administration a fini par être atomisée à force d’être marginalisée au rang de simples exécutants, et que d’autres, non sécurisés dans leur poste, préfèrent obéir et ne pas contrarier leurs supérieurs. Ce cas de passivité existe dans tous les secteurs d’activité et tend à se généraliser pour devenir le mode d’emploi de survie dans l’administration. 


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