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editorial / ACTUALITÉS

Alger, blanche, fière… mais invivable !

Pour commencer, une image : dès la tombée de la nuit, Alger s’y engouffre pour devenir anonyme. Quelques silhouettes hantent ses rares ruelles éclairées, en grappes singulièrement “masculin-pluriel”. Des mouvements furtifs ou hâtifs, des allures d’errance ou de quête de refuge. Copie parfaite de ce vers de Jacques Brel : “La ville s’endormait, j’en oublie le nom.” Comme si Alger fermait ses légendaires cinq portes devant ses hôtes. Il ne fait plus bon y vivre. Elle a perdu sa blancheur et sa renommée. Elle trône à la lisière des capitales invivables et loin, à soixante-dix marches de Tunis et Rabat. L’expatrié qui s’y trouve se perd, ne se sent pas bien dans sa peau.
Les expatriés, qui y ont séjourné, sondés par le cabinet US Mercer n’ont rien relevé d’attractif à Alger. Ou si peu. Les manques et les défaillances, allant de la distribution de l’eau ou de l’électricité aux loisirs en passant par le ramassage des ordures ménagères.
Quid des transports, d’internet et des produits de consommation ? Et de la délinquance qui l’écume ? Ainsi sous l’œil de “l’expat”,
selon le rapport Mercer, Alger est classée à la 184e place sur 231 capitales, pas trop loin de Sanaâ, Bangui ou Bagdad, en queue de peloton pour des raisons évidentes de sécurité.
Les efforts pour lui redonner sa splendeur se sont dilués dans ses trottoirs cracheurs d’eau de pluie en hiver et ses routes crevassées. Les chiffres hallucinants de l’investissement du wali d’Alger, M. Zoukh, n’ont donné que ravalements et pas de quoi être fier. Quoi que disent les responsables zélés n’ayant jamais mis les pieds dans les bas-fonds de la ville sur la supériorité et le confort de la capitale, Alger est loin de répondre au Smic des critères de Mercer.
Alger se réveille le matin comme d’une torpeur pour accueillir dans le bruit ses visiteurs qui se perdent entre ses dédales bureaucratiques, ses bouchons réguliers et ses “personnages” atypiques pour vite se cacher la nuit venue laissant son âme sous l’emprise de ses fantômes et des noctambules… ses vagabonds. On en oublie jusqu’à son nom. Jusqu’à son dernier classement parmi les capitales du monde.


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