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editorial / ACTUALITÉS

Arguments de vente

Il n’est pas fréquent qu’Ahmed Ouyahia convoque une conférence de presse, en sa qualité de Premier ministre. S’il l’a fait hier, c’est qu’il tenait, d’abord, à rassurer à peu près sur tout : la situation et les perspectives économiques, la planche à billets et le taux d’inflation, la révision du système de subventions et ses conséquences sur la classe moyenne, le dossier des migrants dont la gestion a été critiquée, etc.
Ainsi, et alors que le FLN s’attelle à dresser un bilan “reluisant” du règne de Bouteflika, Ahmed Ouyahia ne veut pas être en reste : en sa qualité de Premier ministre, il s’est cru en devoir d’en rajouter une couche en brandissant, lui, le bilan de l’année 2017, tout aussi “positif”.  Comme pour suggérer que l’œuvre du chef de l’État se poursuit toujours, en dépit de la réduction des moyens financiers de l’État. Et qu’elle devrait, par conséquent, se poursuivre encore à partir de 2019.
Mieux que Djamel Ould Abbes qui évoque les seules “réalisations” enregistrées durant les 19 ans de pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika pour justifier un cinquième mandat, Ahmed Ouyahia met en avant la promesse d’une belle continuité jalonnée d’autant de succès. Nous sommes véritablement dans une surenchère en faveur d’un prolongement du règne de Bouteflika. Cette course effrénée au meilleur plaidoyer pour le cinquième mandat ne faisant que commencer, elle va finir sans doute par donner lieu à des discours qui vont rivaliser de slogans, de formules publicitaires et d’arguments de vente pour justifier et mieux faire passer une candidature de Bouteflika. Cette rivalité entre le FLN et le RND semble d’ailleurs assumée, voire convenue. Ouyahia avoue, en effet, qu’il y a une “complémentarité” entre lui et Ould Abbes et qu’ils sont amis “dans la vie publique”. L’on sait qu’ils ne le sont pas moins dans la vie politique, en réalité. C’est donc ensemble qu’ils vont s’employer, chacun en ce qui le concerne, à rendre souhaitable l’option d’une nouvelle réélection de Bouteflika.
Ainsi affichée, cette entente parfaite autour d’un cinquième quinquennat de Bouteflika suggère que l’option est bel et bien retenue et que, pour l’heure, il n’y aurait pas de “plan B”. Mais cela est impensable, sachant que la santé du candidat envisagé reste un paramètre porteur d’incertitudes. La question est, dès lors, de savoir si Ould Abbes et Ouyahia, eux-mêmes, connaissent tous les détails d’une feuille de route qui, de toute évidence, est tracée ailleurs que dans leurs bureaux respectifs.


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