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editorial / ACTUALITÉS

Au pays de l’impossible débat

À une année de l’élection présidentielle, celle-ci semble déjà condamnée à ressembler aux précédentes, car tout indique, pour l’heure, que le pouvoir et ses alliés ont décidé d’aller “droit au but”, coûte que coûte. Quitte à faire vivre au pays la pire des élections de son histoire à tous points de vue, lui qui n’en a déjà vécu que de mauvaises et qui n’a pas fini d’en payer l’addition, tout doit être mis en œuvre pour empêcher la moindre velléité de débat contradictoire. Le bilan de Bouteflika est “définitivement positif” et, depuis hier, l’on est prévenu par Ould Abbes : “Bouteflika et son programme sont une ligne rouge” et la sentence est “indiscutable”. Le mot est lâché, le débat n’aura pas lieu. Contrairement à “l’élection” qui, elle, se tiendra bel et bien à la date convenue, dans le respect de la Constitution et selon les standards internationaux en la matière ! Et, pis encore : nous en étions au “bilan”, croyions-nous, mais voilà que le patron du FLN a décidé, sans prévenir, de passer au “programme” de Bouteflika qui, lui, n’a pas encore annoncé sa candidature !
Il suffit pourtant de tendre l’oreille dans la rue ou de faire une virée dans un marché de fruits et légumes pour se rendre compte que les Algériens ne sont pas heureux, qu’ils sont angoissés et que les mises en garde de l’opposition ne sont pas forcément inspirées par quelque feuille de route tracée dans la perspective de l’élection présidentielle.
Cela aurait dû suffire à rendre “indiscutable” le débat et non pas la douteuse certitude d’Ould Abbes. Une certitude à laquelle il se consacre exclusivement, au prix d’occultations incroyables pour un parti politique. L’avons-nous entendu parler de la crise financière ? Des grèves qui ont touché tous les secteurs, y compris celle des médecins résidents, qui paralyse les hôpitaux et complique l’accès aux soins pour les citoyens auxquels il s’adresse ? L’avons-nous entendu dire un mot sur un quelconque dossier d’actualité ? Et pour cause : tous les sujets d’actualité invitent au devoir de vérité, tout au moins à la circonspection, voire à un minimum d’humilité, quand on évoque le bilan des mandats de Bouteflika. Mais vérité, circonspection et humilité ne conviennent visiblement pas au programme arrêté.


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