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editorial / ACTUALITÉS

Autant en emporte… l’Ansej

C’est assurément une des nombreuses déclinaisons socioéconomiques de la crise financière qui frappe le pays : les dispositifs de soutien à l’emploi des jeunes, dont le plus emblématique d’entre tous, celui dit “Ansej”, s’essoufflent. Mais c’est aussi une conséquence logique et inéluctable d’une démarche qui aura obéi à des considérations antiéconomiques et qui aura été inspirée par un populisme poussé à son comble et des objectifs politiques immédiats, voire de courte vue.
À un vrai problème social, le chômage des jeunes, qui appelait de vraies solutions économiques, on a répondu par des décisions et mesures politiques qui, tout compte fait, auront fait plus de victimes, directes ou collatérales, et certainement moins d’heureux gagnants. Et encore moins de jeunes entrepreneurs ! Les experts n’avaient pourtant pas manqué d’alerter, dès le départ, sur l’inefficacité de cette recette, arguant que la création d’emplois pérennes devait passer nécessairement par un soutien franc à l’investissement productif. Le bon sens, lui-même, commandait de répondre au sous-emploi des ressources humaines du pays par la mise en route d’une politique économique tournée vers la création d’outils de travail, c’est-à-dire d’entreprises viables pouvant dégager une plus-value et prétendre à un développement au fil du temps.
Tout le contraire de ces microentreprises, très peu pourvoyeuses d’emplois, et montées dans l’urgence, sans étude économique préalable, grâce à un accompagnement bancaire totalement libéré et accessible à tous les demandeurs sur ordonnance politique. L’on peut citer, pour l’exemple, cette commune rurale d’une wilaya du centre du pays, où furent créées, sous le label Ansej, plusieurs… blanchisseries ! Cela était possible grâce une embellie financière qui, elle-même, était trop dépendante du prix du pétrole et n’autorisait donc pas pareille imprudence.
Résultat : ces jeunes entrepreneurs redeviennent les chômeurs qu’ils étaient avec, en sus, de lourdes dettes sur les épaules, tandis que les banques,
 dont certaines manquent à présent de liquidités en dépit de la planche
à billets, risquent de ne jamais recouvrer leurs créances. Autant en emporte… l’Ansej.
À l’évidence, il va falloir faire un bilan exhaustif et sans concession de ces dispositifs dédiés à l’emploi des jeunes, afin d’en évaluer l’impact exact sur le taux de chômage de cette catégorie de citoyens, mais aussi sur leur coût économique et social. Mais on peut affirmer, d’ores et déjà, que la formule aura beaucoup plus servi des visées électoralistes inavouées que l’objet déclaré de son institution.


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1 réactions
Fraternity le 08/05/2018 à 13h26

M. FAKAKIR, l'ex premier ministre, disait aux jeunes bénéficiaires de cet argent facile...profitez...mariez vous, faites des OMRA; On comprend que le pays va mal !! Il est claire que l'association de malfaiteur, qui gouverne le pays, voulait par ce machin sans objectifs claires, acheter la paix civile: l'astuce prenez l'argent de Ammi MOH et laissez nous les devises. Quant à ceux qui ont compris l'astuce, ils ont converti leurs dinars en devises et sont partis avec les bateaux des Harragas!

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