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editorial / ACTUALITÉS

Aux œillères !

Celui par qui la direction du vent est toujours désignée a fini par lâcher le morceau. Le secrétaire général du FLN, pour ne pas le nommer, joue bien sa partition, comme l’avait fait remarquablement son prédécesseur à ce poste. Ainsi, après avoir interdit à ses militants d’évoquer, en toutes circonstances, la question du cinquième mandat, certainement dans le but d’avoir le beau rôle dans ce qui s’apparente à une concurrence de courtisans, il a fini, sans doute sur instruction, par se découvrir. Mais qu’est-ce qui fait courir le clan au point d’oser le pari, de façon aussi inconsidérée ? Les danseurs de la sarabande, n’ayant cure de la réaction d’une opinion publique médusée par tant d’effronterie, ne cachent plus leur jeu. Visiblement, leur seul objectif est de perpétuer le statu quo au sommet de l’État.
Mais mesurent-ils, en fait, les conséquences qui pourraient s’avérer fatales pour le pays avec cette option de renouveler le bail à un Président qui, depuis cinq ans déjà, n’assume plus convenablement ses fonctions ? Il a visiblement fallu sortir les œillères pour oser foncer ainsi… dans le mur. Ni les mises en garde de l’opposition, ni les avertissements des experts, ni les plaintes des citoyens, ni les foyers de tension sociale qui se multiplient à travers le territoire et dans tous les secteurs d’activité, ni l’incapacité des gouvernements successifs à régler les différents dossiers liés aux préoccupations directes de la population et encore moins les railleries dont fait l’objet le pays à l’étranger… n’ont pu convaincre, jusqu’ici, les tenants du pouvoir de l’urgence d’une solution politique à la crise qui sévit.
A-t-on, un moment, réfléchi aux conséquences, qui pourraient être fâcheuses, de cet entêtement suicidaire ? L’Algérie est au bord du gouffre et ce n’est point enfoncer des portes ouvertes que de le dire. Contrairement au tableau “à 90% positif” que brossent les flagorneurs de tous bords pour défendre l’option d’un cinquième mandat, le bilan des quatre mandatures qu’ils tentent de sublimer se passe pourtant de tout commentaire. Lorsqu’on n’a même pas pu assurer la disponibilité d’un sachet de lait, après avoir dépensé la bagatelle de 1 000 milliards de dollars, quel argument reste-t-il aux tenants du pouvoir pour plaider leur cause et convaincre le commun des citoyens de la nécessité d’un cinquième mandat ?


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