Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

Avant que le piège ne se referme…

Djamel Ould Abbes a beau surfer sans répit sur le bilan “indiscutablement positif” de Bouteflika, c’est plutôt la santé du chef de l’État qui accapare l’attention des Algériens et qui, de fait, les inquiète, sachant les lourdes incertitudes qui planent sur le pays du fait de la maladie du Président. L’intention du secrétaire général du FLN et de l’entourage immédiat de Bouteflika était sans doute de faire oublier la santé vacillante du chef de l’État et ses implications dangereuses sur l’avenir immédiat de l’Algérie. Loupé : les quatorze personnalités qui viennent d’appeler publiquement Abdelaziz Bouteflika à “renoncer” à l’idée de briguer un cinquième mandat n’ont pas eu besoin, pour ce faire, d’épiloguer sur son bilan. Leur démarche est fondée exclusivement sur son incapacité, évidente et avérée, à assumer convenablement, donc pleinement, les fonctions de président de la République. Il est vrai que Fatiha Benabbou, signataire de l’appel, en a rajouté une couche, à titre individuel et en sa qualité de constitutionnaliste, en affirmant qu’un 5e mandat serait tout simplement “illégal”.
Mais elle souligne surtout la nécessité d’“une relation directe” entre le peuple et le président de la République. Cette relation étant rompue depuis 5 ans, cela s’est traduit par une absence d’effectivité des lois de la République, explique-t-elle. Chose que les observateurs ont toute latitude de vérifier, en constatant ces multiples et flagrantes atteintes aux principes qui fondent l’État de droit, commises à ciel ouvert et en toute impunité dans tous les domaines de la vie publique.
Sachant qu’en sociologie politique, l’État de droit se définit comme un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise au droit. Il requiert, indispensablement, que les institutions, qui incarnent cette puissance, soient présentes, visibles et agissantes pour garantir le respect des lois. Cela vaut pour toutes les institutions, à commencer par celle représentée par le président de la République, à laquelle incombent les arbitrages suprêmes. Depuis 5 ans, ces conditions ne sont pas réunies. Ce qui, inévitablement, a provoqué un glissement des prérogatives, nettement visible depuis quelque temps, vers des sphères occultes, extraconstitutionnelles. À l’évidence, et sachant qu’il y a déjà le feu à la maison, l’Algérie gagnerait à stopper la dérive. Avant que le piège ne se referme définitivement sur l’État de droit… Et que ne s’ouvrent les portes du pire…


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER