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editorial / ACTUALITÉS

Boulimie dépensière

La disponibilité financière a, semble-t-il, donné des idées dispendieuses aux différents gouvernements qui se sont lancés au nom du programme du Président dans des projets aussi gigantesques qu’inopportuns. Parce que sans aucune maturation. Cette boulimie incontrôlée a donné, des années plus tard, des brèches à colmater à coups d’études à refaire, de réévaluations et d’avenants aussi coûteux en argent qu’en temps. Et c’est par cette improvisation érigée en mode de gestion que, naturellement,  aucun projet d’envergure n’a abouti. Quoique s’échinent les partis de l’alliance présidentielle à vouloir vendre un bilan “lumineux” des réalisations de Son Excellence, le simple citoyen, ne se fiant nullement aux chiffres et statistiques fantaisistes des gouvernants, peut se faire une idée à la vue de ce pays transformé en un immense et interminable chantier.  
Il se trouvera même à la périphérie des centres de décision des responsables pour justifier ces dépenses excessives, les rallonges et les délais élastiques. Bien sûr, croyant toujours avoir raison, les avis des experts sont systématiquement évacués. Même quand ils sont sollicités.
Et l’on persiste sur le même rythme dépensier même si la manne financière a été engloutie et sans résultat palpable. Le gouvernement, moins soucieux de remettre en cause ses choix et orientations budgétaires, trouvera le moyen de se procurer de nouvelles ressources en puisant davantage dans les poches des Algériens.
L’ancien ministre de l’Habitat, Nordine Moussa, a bien résumé la mentalité gouvernementale en réponse à une question sur le choix discutable de l’assiette d’implantation de la Grande mosquée : “Nous sommes indépendants, c’est notre terre, on construit où on le veut.” Les détails techniques deviennent alors secondaires. L’essentiel est dans l’effet d’annonce et l’impact attendu d’un gigantisme inapproprié. Et tout devient normal, jusqu’à importer de la main-d’œuvre étrangère. Parce que les nouveaux responsables du pays ne sont pas réputés pour leur ouïe.


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