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editorial / ACTUALITÉS

Bouteflikisme sans Bouteflika

Avec une précision chirurgicale, les étudiants ont, en ce 21e mardi de mobilisation, disséqué la situation politique, les facteurs de blocage de l’issue à la crise, pour élaborer des slogans d’une incroyable précision pour les adapter au mouvement populaire qui a rappelé qu’il ne peut et ne veut s’accommoder des recettes du régime qui, plus d’un quart de siècle durant, n’a pas réussi une seule réforme, pour espérer aujourd’hui vendre ses formules frelatées à un peuple conscient et éveillé. 
Des slogans qui se suffisent, en identifiant clairement leurs cibles, comme programmes, tant ils mettent le doigt sur la source du problème. Et ce ne sont pas ces pratiques populistes qui rappellent malheureusement les pratiques bouteflikiennes, comme ces ponts aériens pour suivre les matches de l’EN, qui d’ailleurs révèlent l’imprégnation des tenants actuels du pouvoir des ruses que Bouteflika a érigées en mode de gestion. Surtout que cette obole, dans le contexte présent, ne peut détourner le peuple de l’essentiel. Le cadeau surmédiatisé a vite été compris comme étant un élément des manœuvres du pouvoir qui joue sur deux registres : le populisme et la répression féroce. 
L’essence même de la culture de ce pouvoir, en place depuis l’indépendance. Il serait illusoire d’attendre quoi que ce soit d’un pouvoir qui a raté tous les rendez-vous de l’histoire qui se sont présentés à lui. Parce que, finalement, il s’est avéré plus imperméable aux évolutions historiques que les anciens pays de l’Est ferrés par le stalinisme. Et ce n’est d’ailleurs pas un Algérien lambda porteur d’un emblème amazigh mis sous mandat de dépôt qui le dit, c’est l’expression d’étonnement des Américains devant la structure opaque du système algérien. 
Et c’est au moment où des pays africains arrivent à maturité pour cueillir le fruit de l’exemple de la révolution algérienne pour amorcer des processus réellement démocratiques, que l’Algérie se découvre être restée dans sa posture statique, figée, avec des réflexes hérités de 1962. Les étudiants et le peuple en entier l’ont compris. Ils le clament dans toutes les rues d’Algérie. 


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