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editorial / ACTUALITÉS

Cafouillages

La loi de finances 2018 aura été le texte qui a épuisé ceux chargés de l’appliquer, si tant est qu’avec l’urgence de sa mise en œuvre, des cafouillages sont apparus. Le travail mené en solo par les fonctionnaires, d’une part, et l’absence de données sur la capacité de chaque filière à satisfaire la demande intérieure, d’autre part, ont abouti à des prises de décision souvent remises en cause. L’exemple qui a fait couler beaucoup d’encre et qui revient pour la énième fois sur le devant de la scène, est celui des concessionnaires automobiles. Des agréments délivrés sur la base de critères imprécis et d’un cahier des charges pour le moins discutable, ont été suspendus. L’Exécutif, qui avait fixé à 10 le nombre de concessionnaires autorisés à exercer l’activité de montage, a dû se raviser, certainement sous la pression, pour multiplier ce nombre par non pas 2, mais 4, sans autre forme d’explication !  Entre-temps, un concessionnaire, parmi les plus anciens, a crié à la hogra et à l’exclusion. Ce dernier, et c’est de fraîche date, a accusé un ancien membre du gouvernement, Abdeslam Bouchouareb, de tentative de corruption. C’est à se demander si ce n’est pas la peur de voir la sortie d’Achaïbou faire des émules qui a dicté au gouvernement cette décision marquée par une largesse inattendue. D’ailleurs, le citoyen lambda ne manquera pas de s’interroger sur une ouverture aussi généreuse pour un pays qui se verra ainsi subitement passer du tout import à un tissu de montage automobile qui n’a pas beaucoup d’équivalents de par le monde. Surtout que les experts étaient déjà sceptiques sur la rentabilité de cette activité en raison d’une intégration insuffisante et de la réalité d’une économie dont on peut douter de la capacité d’absorption durable d’une telle production, sachant qu’à l’exportation, l’Algérie part plutôt avec des désavantages évidents.

Par Outoudert Abrous
abrousliberte@gmail.com


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