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editorial / ACTUALITÉS

Cafouillages

Lors de sa dernière sortie, en tant que ministre du Commerce, à la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci), M. Benmeradi a admis, indirectement, que la liste des produits frappés d’interdiction a été prise sans véritable consultation avec les opérateurs concernés. Ces derniers n’ont eu de cesse d’interpeller les initiateurs de cette décision, poussant certains jusqu’à mettre la clé sous le paillasson. La majorité avait un problème d’intrants bannis d’importation alors qu’ils sont indispensables pour la fabrication du produit fini et, pour certains, font l’identité même et la marque du produit. Ce cafouillage a causé des dommages à beaucoup de fabricants qui sont montés au créneau. L’improvisation est arrivée jusqu’à permettre l’importation de bananes et interdire l’arôme de ce fruit qu’on retrouve dans les produits laitiers. D’autres produits finis, frappés par l’interdiction, comme la céramique, ont été retirés de la liste noire sur intervention des autorités du pays exportateur. Cet amateurisme est la démonstration criante d’une absence de vision, d’une part, et d’une précipitation à parer à une situation financière qu’on voyait pourtant arriver depuis longtemps, d’autre part.
Sur le même sujet, et presque simultanément, le président de l’Association algérienne des exportations (Anexal) révélait à la radio que des dossiers pour une exportation de services et d’ingénierie ont été envoyés, pour validation, à la Banque d’Algérie. Pour certains, il y a... 18 mois. Les dossiers attendent toujours le feu vert. Il insiste, par ailleurs, sur le parcours du combattant des opérateurs qui se hasardent à placer leurs produits hors du territoire national, souvent en Afrique subsaharienne. L’absence de banques accompagnatrices et le coût faramineux de la logistique constituent, avec la bureaucratie et l’inertie, les grands obstacles pour un balbutiement d’exportation hors hydrocarbures.
L’absence d’une normalisation de chaque acte économique valable pour tout opérateur et le manque de vision économique expliquent, peut-être, le cafouillage existant. Mais pas seulement.

Par Outoudert Abrous
abrousliberte@gmail.com


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