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editorial / ACTUALITÉS

Campagne électorale : rituel et formalisme

La campagne électorale pour les élections locales du 23 novembre débute officiellement demain dimanche. Sans enthousiasme apparent, à l’évidence. En tout cas, rien durant la précampagne, période où partis et candidats s’échauffent, ne présage de joutes enflammées. Il est vrai que l’élection n’est pas de nature à engager les compétiteurs sur la voie de l’estocade politique, même s’il y a toutes les raisons de le faire. Les tailles sans justificatifs légaux que l’administration a faites sur les listes de candidatures en constituent un motif valable. D’autant plus valable d’ailleurs que même le président de la très officielle Haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise), Abdelwahab Derbal, s’est exclamé devant les prétextes invoqués pour disqualifier certaines candidatures, “le risque sur l’ordre public”, notamment. Il y a motif à l’estocade politique également, d’autant que les autorités politiques et, à leur suite, l’administration ont manqué de garantir la plus essentielle des conditions pour des élections transparentes : l’assainissement du fichier électoral. Ce n’est toujours pas fait, et c’est de l’aveu même du président de la Hiise. Aussi, les partis de l’opposition ainsi que les candidats indépendants sont en droit de craindre, une fois encore, la perversion des scores électoraux à travers la fraude, comme souvent par le passé. Cela même s’il demeure vrai qu’il est moins facile de frauder durant les élections locales que lors des élections nationales (législatives et présidentielles), du fait que la surveillance citoyenne est plus significative et accrue. Il n’étonne pas donc que le principal des leitmotivs de la campagne électorale soit réservé à la promesse d’une bonne gestion de la collectivité locale et, partant, à la recherche de la mobilisation des électeurs, qui, au demeurant, ont des raisons d’hésiter à choisir tant est significative et déroutante la transhumance politique des candidats. Un nomadisme, il faut ainsi nommer le changement de chapelles partisanes à la veille des scrutins, laquelle, qui, déjà fait école, et dont l’une des premières conséquences est d’accentuer la démobilisation électorale.


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