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editorial / ACTUALITÉS

Ce qui ne se justifie pas s’explique

Le blocage du projet de Cevital reste injustifié à ce jour. Aucun responsable, à quelque niveau que ce soit et de toute la hiérarchie des pouvoirs publics, ne s’est risqué à avancer un quelconque motif clair, net et précis quant aux raisons de ce qui, au fil du temps, s’est révélé comme un sabotage économique, voire un acte de banditisme. Il y eut bien quelques tentatives désespérées de “valider” le blocage, notamment celles de Djelloul Achour, ex-directeur général du port de Béjaïa, promu patron de tous les ports algériens, mais elles furent, toutes et sans exception, soutenues par de purs mensonges et de faux arguments qui, au demeurant, ont été systématiquement démontés et mis à nu par Cevital, documents à l’appui. Ce fut le cas, notamment, lorsque M. Achour avait affirmé que le groupe Cevital n’avait pas acquis de terrain en dehors du port de Béjaïa ou encore, plus récemment, lorsqu’il avançait sans sourciller que les équipements de ce groupe qui avaient été enlevés et sortis du port de Skikda n’avaient pas été dédouanés.
S’il pouvait exister un motif valable pouvant être étayé par une quelconque loi ou texte réglementaire, 505 jours auraient sûrement suffi à le trouver. Gageons donc que les commanditaires et les exécutants de cette sale besogne ne trouveront jamais d’assise légale à leur forfait.
Il arrive qu’un acte ne se justifie pas ou qu’il soit lourd à assumer, mais il s’explique, forcément. Qualifié d’acte “antinational” par un juriste qui s’exprimait dans les colonnes de Liberté, le blocage du projet de Cevital a nécessairement des objectifs louches et suspects. Des objectifs que l’on commence à percer à jour, grâce à quelques interventions publiques d’experts en finances et de spécialistes en droit commercial. L’on apprend ainsi que ce blocage qui s’éternise risque d’avoir pour conséquence d’augmenter substantiellement le coût de l’investissement qui, du coup, reviendra plus cher que celui des Kouninef, en cours de réalisation dans le port de Jijel. Or, on sait qu’initialement, le coût de celui-ci, essentiellement financé par trois banques publiques, était anormalement plus élevé, d’autant que ses équipements sont moins performants. Chercherait-on ainsi à conférer des avantages comparatifs à un certain concurrent de Cevital ? Ou, carrément, à justifier le coût de revient de l’usine Nutris des Kouninef et le montant en devises qui aura été transféré dans le cadre de l’acquisition de ses équipements ? Ces questions méritent d’être posées. D’autres encore le seront à l’avenir. Car, tant qu’on n’aura pas entendu de justification réglementaire, claire et convaincante, de ce blocage, il sera toujours de bon aloi de chercher à comprendre les dessous de l’affaire.


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