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editorial / ACTUALITÉS

Cette fraude devenue... "normale"

Elle devait être bien stressée, notre ministre de l’Éducation, hier matin, au lancement des épreuves du bac 2018 ! Elle ne le sera pas moins les jours prochains car, on l’a bien vérifié dès la première épreuve de l’examen, les velléités de fraude et de triche sont encore au rendez-vous cette année et Nouria Benghabrit ne poussera un “ouf” de soulagement qu’au soir du dernier jour de l’examen.
Certes, on est bien loin, fort heureusement, des fuites de sujets massives à grande échelle enregistrées par le passé, mais il semble bien que les coupures momentanées d’Internet et l’interdiction de toute présence de téléphones et d’objets connectés dans les salles d’examen ne suffisent pas à décourager la fraude et la triche. Le sujet de langue arabe a bel et bien été mis sur Facebook, hier, une heure après le début de l’épreuve. Et cela n’a été possible que par le truchement d’une négligence, si ce n’est d’une complicité. Dans un pays où une enseignante-surveillante a reconnu, fièrement, avoir “aidé” un candidat par “charité musulmane”, la multiplication des mesures sécuritaires, fussent-elles draconiennes, peuvent s’avérer dérisoires et vaines. Même si, par ailleurs, elles sont économiquement coûteuses.
Nouria Benghabrit n’en a donc pas fini avec son… examen à elle, même si elle s’en est plutôt bien sortie de la première épreuve. Non, elle n’est pas au bout de ses peines. Surtout pas elle, en effet, car la triche et la fraude aux examens scolaires et les complicités qui les ont rendues possibles, ne sont pas seulement l’expression d’une déchéance morale avérée et visible, par ailleurs, un peu partout  hors du secteur de l’éducation. Comme la fraude électorale, elles sont aussi des “opérations politiques” au sens où s’entend l’exercice de la politique tel qu’il est devenu du fait même de ce naufrage éthique national. La fraude, quand elle se banalise, finit par devenir… “normale”. Ou presque.  Mme Benghabrit sait, pour l’avoir vérifié à ses dépens lors de précédentes sessions du bac, qu’elle avait été la cible principale de malversations du genre.  Et rien ne dit qu’elle a cessé de l’être. D’autant que l’environnement national, lui, reste inchangé et toujours propice à tous les coups bas, à toutes les forfaitures, y compris celles qui porteraient un préjudice irrémédiable à 700 000 jeunes Algériens en quête d’une place à l’université !


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1 réactions
Fraternity le 21/06/2018 à 13h52

Le régime de son excellence est basé sur la fraude et vit grâce à la fraude. Frauder aux examens est un chahut de gamins, comme disait un des incultes du pouvoir. La fraude a pris beaucoup de considération sur l'échelle des valeurs. Elle est même considérée comme réussite socialement comme l'enrichissement illicite... Les moyens importent peu c'est le résultat qui compte . L'échec répété dans l'organisation de cet examen c'est l'échec du pouvoir et de l'annonce de sa fin prochaine

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