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editorial / ACTUALITÉS

Choix cornéliens

Encore une fois, et pour la troisième année consécutive, sinon davantage, le gouvernement est face à une situation délicate, à un exercice difficile en matière d’arbitrages budgétaires. Préparant la loi de finances pour 2019, il doit, cette année plus que les précédentes, choisir entre le bon sens économique que recommande la situation de crise que vit le pays et la tentation populiste. Une tentation qui sera assurément plus forte, puisqu’approche une échéance électorale cardinale : l’élection présidentielle du printemps prochain et à laquelle le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, voudrait vraiment prendre part, même si beaucoup parmi les observateurs politiques doutent que cette ambition procède de sa volonté propre.  Mais, peu importe, tout se fait, en tout cas, pour que le 5e mandat soit perçu comme une perspective inéluctable. Ce dessein politique, il va sans dire, suppose, pour que sa réalisation soit possible avec un minimum de contrariétés sociopolitiques, plus que des promesses. Il nécessite des actes et des mesures à même de maintenir la paix sociale. Ce qui, dans la conjoncture actuelle, relève d’une démarche à fort risque, puisque ces mesures ne peuvent qu’aller à l’encontre de la rigueur économique et, donc, participeront, sans nul doute, à la crise déjà si forte. L’on a eu déjà un avant-goût de ce que le pouvoir pourrait produire comme actes populistes pour se pérenniser. Il n’hésitera pas à manquer à la discipline budgétaire pour privilégier, comme il l’a déjà fait en 2018, le financement monétaire sur lequel les institutions financières internationales ne cessent d’avertir.  Mais, d’aucuns savent que le pouvoir en place ne se préoccupe pas outre mesure de telles considérations, tant le désir de prolonger son règne est fort. L’on se rappelle les recadrages dont ont fait l’objet des membres du gouvernement qui se sont risqués à parler économiquement et financièrement juste. L’illustration pourrait nous être fournie par le renvoi sine die et aux calendes grecques de la réforme des subventions qui relève, il faut le dire, de la sagesse économique. C’est que le 5e mandat permet toutes les indisciplines économiques. Surtout quand c’est Bouteflika qui les ordonne pour simuler une affection politique pour le peuple.


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