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editorial / ACTUALITÉS

Comme un ours en cage

Le flou total qui entoure la présidentielle de 2019 semble déteindre de façon très perceptible sur la classe politique, y compris celle gravitant autour du système, qui donne l’impression d’avoir perdu la boussole. La scène politique, ces derniers jours, est sens dessus dessous. On se tire dans les pattes, on s’échange des amabilités par presse interposée, parfois au sein d’un même camp, comme ce fut le cas entre les deux principaux partis de l’alliance présidentielle, mais, à la fin, on reprend contact pour tenter de démêler l’écheveau d’une indéchiffrable perspective politique. C’est que les acteurs politiques ne savent visiblement pas de quoi sera fait demain. Même ceux qui étaient, jusque-là, dans les secrets du palais affichent une mine déconfite, ne sachant dans quelle direction souffleront les vents.
Le silence du président de la République, alors qu’il est l’objet d’intenses sollicitations de la part de sa cour pour briguer un hypothétique cinquième mandat, intrigue au plus haut point ceux qui sont à la manœuvre de cette opération de charme.
L’appel du chef du MSP, Abderrezak Makri, à l’adresse de l’homme fort de l’armée, le chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, pour garantir une transition démocratique, n’a fait, en réalité, qu’ajouter du trouble à l’insondable expectative dans laquelle patauge la classe politique dans son ensemble. Le temps est donc à la vigilance extrême et les acteurs ont montré qu’ils sont prêts à faire des concessions et à franchir le pas pour rencontrer même l’ennemi d’hier dans l’espoir de ne rien rater du moindre changement qui pourrait intervenir. Et ce brouillard, qui couvre telle une chape de plomb la scène politique, a même jeté un voile de suspicion à l’intérieur de certaines formations dont les instances se sont retrouvées contraintes d’agir d’une façon autonome, en contractant des alliances conjoncturelles et suscitant l’ire de leurs directions.
N’est-ce pas ce flou théâtral qui a fini de contraindre des partis aux positions diamétralement opposées, idéologiquement et politiquement, à se mettre autour d’une même table de discussion, dans une tentative, aussi bien pour les uns que pour les autres, de déceler chez son vis-à-vis un ou des indices qui désigneraient la direction du vent ? Et l’absence, à ce propos, d’éléments probants sur ce que réserve l’avenir au pays ne fait qu’acculer la classe politique dans une ennuyeuse et inconfortable position de wait and see.


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