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editorial / ACTUALITÉS

Complaintes

Les restrictions des importations décidées pour certains produits et la mise en place de licences pour d’autres ont fait réagir l’Union européenne, qui s’est exprimée par la voix de la commissaire chargée du commerce, auteure d’un rapport présenté à la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française. Le document porte sur les relations commerciales entre l’UE et le reste du monde, dont, bien sûr, l’Algérie. Bien que ces mesures, visant à revoir à la baisse certaines importations, obéissent à une conjoncture financière difficile suite à la chute, qui dure, du prix du baril, les membres de l’Union européenne, campant sur les accords d’associations, ne veulent pas en démordre. Ils en veulent à l’Algérie de donner une préférence au produit local et de mettre fin à des opérations commerciales qui se limitent, pour la plupart, à des importations en l’état, sans aucune valeur ajoutée. Cela a été possible lorsque l’argent coulait à flots et que l’on achetait sans compter et encore moins avoir à l’esprit de produire comme les autres.
Aujourd’hui, le reproche, pour ne pas dire le procès, est fait, pointant du doigt l’Algérie, placée sur le banc des accusés. Le réquisitoire est lourd et injuste. Ces pays sont coresponsables de la situation actuelle. Ils se sont contentés de voir dans l’Algérie un marché, mais jamais un partenaire. Le principe gagnant-gagnant a rarement fait partie de leurs soucis, préférant le gain immédiat à des relations d’avenir. Aujourd’hui, ils se plaignent alors que le volume des échanges de 2005 à 2015 entre les pays membres de l’Union européenne sont révélateurs du déséquilibre flagrant : l’Algérie a importé de cette entité régionale pour 220 milliards de dollars et n’a pu exporter que pour 14 milliards de dollars !
Sur un autre chapitre, aussi important, combien de fois cette commission des Affaires étrangères s’est-elle réunie pour discuter ou prévenir contre les restrictions, dans ce pays, des libertés d’associations, d’expression, syndicales ? Jamais, puisqu’il constituait un marché juteux.


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