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editorial / ACTUALITÉS

Confusion

L’instruction ministérielle relative aux dates des vacances scolaires pondue par la ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, a, visiblement, créé une véritable cacophonie dans les établissements dépendant de son secteur. Beaucoup parmi les directeurs d’école ont décidé d’agir chacun à sa manière et passant outre les orientations de la ministre, ce qui a provoqué une certaine confusion, mettant dans l’embarras les élèves et leurs parents.
En décidant de maintenir en classe les élèves jusqu'au 30 juin, alors que, dans leur grande majorité, ils ont déjà terminé les épreuves du troisième trimestre, les responsables du ministère ne pouvaient pas être sans savoir qu’une telle mesure était difficile à appliquer. Et ce, pour la simple raison que les établissements scolaires ne disposent pas du minimum de moyens leur permettant d’occuper les élèves avec des activités ludiques, culturelles ou sportives jusqu’à la fin du mois de juin, comme proposé par le ministère. Et comme pour ne pas compliquer une situation déjà confuse, à l’incongruité de l’instruction ministérielle s’est rajoutée l’indiscipline de certains chefs d’établissements scolaires qui ont laissé la liberté aux élèves, ayant déjà terminé leurs compositions, de rester chez eux. Les partenaires sociaux ont, sans aucun doute, raison lorsqu’ils pointent la précipitation avec laquelle le ministère a agi dans ce dossier. Un minimum de dialogue et de concertation sur cette question avec les principaux concernés, les chefs d’établissement et les enseignants, notamment, aurait pu permettre d’éviter un tel cafouillage, néfaste au bon fonctionnement d’un secteur, constamment en butte à des tensions, et qui a tant besoin de stabilité.
Le nouveau calendrier rendu public par le ministère a provoqué des turbulences dans les écoles à un moment crucial de l’année scolaire. En effet, alors que les élèves qui sont en classes d’examen entament la dernière ligne droite avant le jour fatidique, cette nouvelle donne est de nature à les déstabiliser, eux qui voient ainsi leurs camarades déjà partis en vacances. Quid des élèves du sud du pays qu’on a, visiblement, tendance à oublier ? Retarder le départ en vacances jusqu’au 30 juin, sans prendre en considération les conditions climatiques dans ces contrées désertiques où le thermomètre frôle déjà les 40 degrés actuellement, c’est, n’est-ce pas, faire preuve d’un manque flagrant de discernement, voire de mépris pour nos citoyens du Sahara.


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