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editorial / ACTUALITÉS

De la poudre… aux yeux

La tension sur le lait en sachet est persistante. Cela, les ménagères le savent, elles, qui, chaque jour que Dieu fait, doivent faire le tour des épiceries du coin, voire pousser plus loin que les limites du quartier pour s’en procurer. Ce qu’elles ne savent pas, peut-être, c’est que cette pénurie chronique n’est pas provoquée par des difficultés d’approvisionnement en poudre de lait, l’Office national interprofessionnel du lait (Onil) assurant qu’il en importe les quantités nécessaires. La situation est due, selon les affirmations du DG même de cet office, à la spéculation à laquelle s’adonnent des producteurs de lait indélicats qui, avides de profits, revendent en l’état une partie de leur quota de poudre de lait, payé au prix subventionné par l’État, sinon la transforment eux-mêmes en produits dérivés qu’ils écoulent autrement plus chers sur le marché. Savoir où se situe l’anomalie, c’est bien, mais cela ne suffit pas à améliorer l’ordinaire des ménagères.
Ce qui importe, et il n’est pas besoin d’être imprégné de science infuse pour le dire, c’est d’y remédier efficacement. Or, depuis le temps que le problème dure, il ne semble pas que l’État, à travers ses organismes habilités, ait trouvé la bonne solution. Du moins celle censée avoir été essayée auparavant, à savoir la répartition des quotas de poudre de lait en fonction des besoins et des capacités de production des laiteries, n’a pas été la bonne, tant est qu’elle n’a pas aidé à assurer une offre conséquente de ce produit de première nécessité sur le marché.  L’échec est patent, reconnu, à demi-mot, certes, par le premier responsable de l’Onil, qui plaide pour des contrôles plus soutenus des distributeurs et des laiteries. Soit, mais pour que la mesure donne des résultats, faudra-t-il  encore qu’elle soit appliquée avec sérieux et rigueur ? Car, généralement, ce ne sont pas tant les idées de (bonnes) solutions aux problèmes qui font défaut, mais c’est souvent la volonté politique de les mettre efficacement en pratique qui manque.
On connaît les limites des actions de contrôle des activités commerciales, du fait des entraves de différents ordres et natures auxquelles elles sont confrontées. Aussi, la démarche préconisée pour réguler le marché du lait en sachet peut s’avérer n’être que de la poudre aux yeux.


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