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editorial / ACTUALITÉS

Défis

C’est dans une ambiance empreinte de doutes et d’appréhensions sur l’avenir du pays que les Algériens sont appelés à accomplir, aujourd’hui, leur devoir électoral à l’occasion des élections locales. Les nombreux candidats, certains sous la bannière partisane et d’autres par le biais de listes indépendantes, se sont, faut-il le relever, mobilisés fortement pour tenter de convaincre des électeurs, qui, décidément, avaient plus la tête ailleurs que dans un rendez-vous électoral qu’ils savent, de par les expériences passées, tronqué d’avance. Il est évident que dans une telle atmosphère politique pour le moins délétère, l’enjeu reste, pour les institutions, le niveau de participation des citoyens, en ce sens que le taux y afférent, mais aussi les résultats, eux-mêmes, préfigurent d’une certaine manière un autre scrutin, capital celui-là, pour l’avenir du pays, à savoir la présidentielle de 2019. Et c’est la raison pour laquelle, tour à tour, de hauts responsables au niveau de l’État ont été contraints de mettre les pieds dans le plat pour exhorter les citoyens à aller voter, et si possible massivement, pour reprendre une formule bien consacrée à ce propos. Ainsi, après le chef d’état-major de l’armée et le ministre de l’Intérieur, sans parler du Premier ministre qui, lui, était en campagne depuis le début, grâce à sa casquette de chef de parti, c’est le président de la République qui a joint sa voix au concert des appels à une large participation au vote des électeurs. Saisissant l’occasion du Conseil des ministres qu'il a présidé hier, le chef de l'État, tout en appelant, certes, les Algériens à participer massivement au scrutin, ne s’est, pourtant, pas montré particulièrement loquace sur le sujet. C’est qu’au niveau du climat politique, le pays continue de dégager une pathétique image d’un navire à la dérive, sans boussole et presque sans volonté de s’en sortir. N’est-ce pas qu’il faut se rendre à l’évidence que quatre mandats présidentiels n’ont pas permis à l’Algérie de devenir cette puissance économique, politique et stratégique à laquelle elle était, pourtant, promise au début des années 2000 grâce, entre autres, à la disponibilité, et à profusion, des recettes pétrolières ? Réussir les élections locales apparaît, par conséquent, comme un défi pour un pouvoir qui cherche à redorer son blason terni par une gouvernance aléatoire qui a précipité le pays dans les bras d’une crise d’où il sera extrêmement difficile de s’extirper  sans dommage.


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Commentaires
1 réactions
Fraternity le 23/11/2017 à 15h27

Il s'agit d'une "ZERDA" électorale pratique accoutumée du pouvoir, pour revitaliser et redistribuer la rente aux profiteurs locaux et pour préparer une autre ZERDA "élection présidentielle" jouée et gagnée d'avance par Said Bouteflika. Un pouvoir habile et rusé. Il a recours à ce subterfuge pour détourner et dissimuler les enjeux réels qui guettent notre pays et son échec. UN pays ruiné qui cumule les titres de mauvaise gouvernance, de fraudes, de violences et d'impunités.

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