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editorial / ACTUALITÉS

Dégénérescence institutionnelle

Le nouvel épisode du cafouillage institutionnel marquant la gestion des affaires publiques avec ce rappel à l’ordre adressé, officiellement, par le chef de l’État à son Premier ministre, à propos de l’opération de privatisation des entreprises étatiques, a provoqué la consternation au sein de la classe politique, toutes tendances confondues. C’est que cette énième cacophonie en haut lieu commence à faire désordre et à déteindre négativement sur l’atmosphère générale du pays. Les acteurs politiques craignent, à juste titre d’ailleurs, que la guerre des tranchées, qui s’est déclarée à l’intérieur même du système dans la perspective de la déjà “très disputée” présidentielle de 2019, ne dégénère en affrontements directs entre les protagonistes et mette à mal une stabilité pour le moins fragile de l’État. Les modèles de fonctionnement normal d’un État recommandent, pourtant, tous, une démarche qui a pour fondement principal la sauvegarde des institutions. Autrement dit, les intérêts de l’État priment, en toutes circonstances, sur ceux des individus et des groupes de pression. Malheureusement, le spectacle, en plusieurs actes, auquel les Algériens sont invités à assister de façon épisodique, révèle une dégénérescence avancée des institutions, voire un pervertissement de ces dernières au profit d’insaisissables intérêts gravitant autour du pouvoir politique. En effet, la guerre larvée que les différents clans se livrent, ouvertement, comme dans une course poursuite tendant à gagner quelques longueurs d’avance à la prochaine présidentielle, accentue encore plus le désespoir général d’une population mise ainsi sous haute pression. Mais les acteurs d’une telle forfaiture ne donnent pas l’impression d’être contrariés par les relents putrides que dégage la tragicomédie qu’ils continuent de jouer, au grand dam des citoyens que nous sommes. Loin s’en faut. L’État a fini, du fait d’une longue et aléatoire gouvernance, à laquelle s’est, ensuite, ajoutée une vacance manifeste du pouvoir, par se “désinstitutionnaliser” pour se mettre au service de ténébreux intérêts claniques. Une situation qui, si elle perdure, mettrait en danger les fondements et la souveraineté de la République.


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