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editorial / ACTUALITÉS

Démesure

Le contenu du dernier rapport sur la situation des droits de l’Homme en Algérie, n’a pas manqué de faire sortir de leur réserve les autorités algériennes qui se sont ainsi exprimées de façon pour le moins virulente sur le document d’Amnesty International. La réplique est venue, certes, par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, mais le concerné a clairement laissé entendre qu’il s’agit d’une réaction du “gouvernement algérien”. Si le tableau brossé par la puissante Organisation non gouvernementale, jeudi dernier, ne pouvait laisser indifférentes les autorités algériennes, la riposte a, en revanche, surpris par sa teneur. En effet, le MAE ne se contente pas de contester certains constats ou situations décrits dans le document, comme le gouvernement algérien avait l’habitude de faire. Visiblement piquées au vif par ce rapport, les autorités algériennes rejettent en bloc son contenu et vont même jusqu’à commettre ce qui s’apparente à une véritable diatribe contre l’ONG. Bien évidemment, il ne s’agit pas ici de prendre fait et cause pour cette organisation qui active, faut-il le relever, de façon légale puisqu’elle dispose d’un bureau à Alger. Le document peut, à certains égards, être sujet à caution. Cependant, on ne peut, dans le même temps, s’empêcher de s’interroger sur les raisons qui ont poussé les autorités algériennes à faire le choix de répondre plutôt sur la forme que sur le contenu du rapport. On peut avancer sans risque de se tromper que les vues des gouvernements ne sont jamais de nature à épouser celles des ONG, a fortiori sur les questions relatives aux droits de l’Homme. Mais cela ne saurait suffire à justifier une telle réplique qui surprend par sa démesure, au risque de produire un effet contraire à celui attendu par Alger. La situation des droits de l’Homme en Algérie, faut-il le rappeler, reste celle de la majorité des pays en voie de développement où, sous une démocratie de façade, l’autoritarisme continue de se déployer et de se fortifier. Le gouvernement algérien sait qu’il n’est pas exempt de tout reproche dans ce domaine. Loin s’en faut. Les atteintes aux droits politiques, syndicaux, sociaux, religieux et autres sont monnaie courante. Et, quels que soient les efforts consentis dans ce domaine pour être dans les bonnes grâces des organisations internationales ou non gouvernementales, la réalité, telle que vécue par les militants politiques, syndicaux et des droits de l’Homme dans notre pays, est à même de pulvériser tous les discours en la matière.


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