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editorial / ACTUALITÉS

Des initiatives, mais encore ?

D’anciens cadres, partisans et syndicalistes, viennent de lancer une nouvelle initiative politique pour “une refondation démocratique”. Elle n’est sûrement pas de trop, tant il y a encore de la place pour des entreprises politiques sur une scène que la multitude d’entités agréées en 2011, dans le sillage du printemps dit arabe, a, certes, polluée, mais pas saturée. Mais, à coup sûr, cette initiative connaîtra le sort de celles nombreuses qui l’ont précédée, si elle ne se donne pas les moyens de son accomplissement.
Un projet du genre ne peut s’accommoder de l’inaction, sinon, il ne sera rien d’autre qu’une coquetterie politique. Une de plus, mais surtout une de trop, devrions-nous dire, car la multiplication d’initiatives inabouties décourage plus qu’elle ne mobilise les volontés. En politique, comme en tout, d’ailleurs, les échecs à répétition ont aussi, parfois, si ce n’est souvent, cet effet pervers d’inhiber l’engagement militant. Et l’inhibition est d’autant plus terrible lorsque l’échec est la conséquence de l’inaction. Cela s’est déjà produit avec l’initiative de Noureddine Boukrouh, pour ne citer qu’elle, mort-née faute de prolongement actif.
C’était le sort, également, d’autres initiatives, par le passé, lorsque  des personnes, candides politiques, ont cru qu’il suffisait de se réunir, produire et publier un texte pour que les choses changent dans le sens qu’elles auraient souhaité. S’il ne fallait que si peu d’effort pour bousculer l’ordre politique établi, l’Algérie serait déjà à son énième République. Les projets les mieux élaborés ne valent que s’ils sont portés par des personnes qui y croient et qui s’investissent pour leur concrétisation. Ce postulat vaut davantage pour les initiatives politiques qui, pour espérer atteindre les objectifs qu’elles s’assignent, ont besoin de militants qui les promeuvent sur le terrain. Surtout, lorsque celles-ci ambitionnent de changer non seulement le pouvoir, mais aussi tout le système qui le génère et qui travaille, pour ne pas dire manœuvre, à le pérenniser. Et, dans le cas du système algérien, il faut, fort assurément, plus qu’une déclaration.


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