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editorial / ACTUALITÉS

Des mots et des chiffres

Les mots, dans les discours, peuvent avoir plusieurs sens, ce qui n’est pas le cas pour les chiffres où un plus un égal deux. Même bien enrobés, les chiffres rendent compte, dans le détail, de ce qui se trouve dans les différents chapitres où adjectifs et superlatifs sont exclus. C’est pour cela que les passages du gouverneur de la Banque d’Algérie devant le Parlement dévoilent une mine d’informations sur la santé financière du pays. Le discours fait place à une énumération de chiffres et de statistiques rébarbative, peut-être, mais révélatrice de l’état des lieux. Même si, comme c’est souvent le cas, le lendemain, le ministre des Finances ou un autre politique intervient pour minimiser l’état de dégradation des finances publiques. On se rappelle aussitôt que l’ancien gouverneur Kessassi avait tiré la sonnette d’alarme, soulignant que les voyants sont au rouge. Sont appelés à la rescousse et le ministre des Finances et le Premier ministre, quelques jours après, pour dire que ce n’était qu’un nuage d’été qui sera vite dissipé. Heureusement, ce comportement à cacher le soleil avec un tamis est dépassé. Il y a d’autres scrutateurs vigilants comme la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international qui passent au crible l’état des finances de chaque pays membre, dont l’Algérie. Si on avait dit la vérité aux citoyens, les yeux dans les yeux, avec sincérité, nous n’en serions pas là à malmener des chiffres auxquels peu croient.
L’absence d’une stratégie de développement et d’une vision prospective ont amené le pays dans la situation actuelle où les seules recettes proposées se résument à l’exhumation du système des licences, à la suspension de produits à l’importation sans que cet arsenal de première urgence soit capable de s’attaquer aux vrais problèmes, notamment la machine de la rente et la protection de l’informel, devenus, par la force des choses, les seuls indicateurs économiques.


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