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editorial / ACTUALITÉS

Des mots pour provoquer

Le Premier ministre, confronté à des contestations sociales inscrites dans la durée, n’a pas l’intention de jouer l’apaisement. C’est le secrétaire général du Rassemblement national démocratique, qualité sous laquelle il s’est exprimé vendredi à Biskra, qui a trahi son sentiment. Ahmed Ouyahia, qui a toujours pensé avoir raison contre tout le monde, a eu des mots très durs à l’encontre des syndicats et autres collectifs qui protestent depuis plusieurs semaines. Des mots provocateurs, comme toujours, et qui ne peuvent qu’être contre-indiqués dans une conjoncture socio-politique aussi agitée que celle que vit le pays présentement. D’ailleurs, ne vont-ils pas a contrario de la recommandation du chef de l’État pour faire du dialogue social un moyen privilégié pour le règlement des conflits en ces temps de crise et d’austérité. Il est vrai que cette recommandation a été faite du temps du gouvernement Sellal, mais, pour sûr, elle demeure valable tant qu’il n’y aura pas eu dépassement de la crise. Cela dans l’absolu. Dans les faits, les choses peuvent se présenter autrement. On en a la preuve avec Ahmed Ouyahia dont la toute récente sortie le montre plus que jamais réfractaire au dialogue qu’on sait, au demeurant, ne pas être le point fort de l’homme. Depuis le temps qu’il est aux responsabilités au niveau de l’Exécutif, ministre, chef de gouvernement et Premier ministre, Ouyahia a toujours plus cherché à imposer qu’à convaincre, à obliger qu’à faire adhérer. Il ne s’est pas amendé, malgré toutes les contestations que sa gouvernance a eu à essuyer, de la part de ses adversaires politiques, souvent, de la part de ses partisans, parfois, et de la part de l’opinion, toujours. C’est à croire qu’il fait tout pour garder intacte son impopularité. Par ses déclarations envers les protestataires, il s’est mis aussi les députés à dos. Ces derniers, qui ont débattu hier du projet de loi de règlement budgétaire, n’ont pas résisté à la tentation de dire tout le mal qu’ils pensent de sa gestion de la contestation syndicale. Ils l’ont dit haut et fort, même s’ils ont la certitude que les reproches qu’ils ont formulés auront peu d’incidence sur la démarche et l’attitude du Premier ministre. Ils  ont raison de le dire, car il sert toujours de le dire.


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