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editorial / ACTUALITÉS

Des réserves et des questionnements

Les réserves de change de l’Algérie, ce matelas de devises accumulées grâce aux recettes tirées de la vente des hydrocarbures durant la période faste des années 2000, seraient-elles aujourd’hui menacées à cause d’une gestion hasardeuse des autorités bancaires ? La question mérite d’être posée. Et pour cause. Les révélations de l’analyste boursier Noureddine Legheliel, qui se base sur un rapport de la puissante Banque centrale américaine, la Fed, font froid dans le dos. La lecture qui est faite de ce document fait ressortir des mouvements, en vente et en achat, des réserves de change de l’Algérie pour le moins douteux. En effet, au moment où les autorités soutiennent que cette manne, qui permet au pays de se maintenir sous perfusion en cette période de crise, est gérée de fort belle manière, c’est depuis les États-Unis que la contradiction leur est apportée, jetant un doute sur la politique financière des autorités algériennes. Que cachent les mouvements auxquels fait référence la Réserve fédérale américaine dans la partie de son rapport dédié à l’Algérie ? Cet argent a-t-il servi à des opérations autres que les placements en bons de Trésor américain comme ressassé par les autorités ? Et si l’achat de bons du Trésor américain est considéré comme un placement sécurisé de par le monde, en raison de la solidité de l’économie de ce pays, pourquoi donc les responsables algériens ont-ils vendu certains de ces titres ? A-t-on menti aux Algériens ? La comparaison qui est faite, dans le même document, de la gestion de ces fonds entre, d’un côté, l’Algérie et, de l’autre, des pays à économies comparables, à l’image du Nigeria et de l’Arabie saoudite, fait également ressortir des choix incompréhensibles de la part de notre pays, notamment en ce qui concerne la période de placement. En effet, pendant que les deux pays cités privilégient le long terme, le nôtre semble avoir un penchant pour le court terme.
En attendant les éclaircissements de la Banque d’Algérie, les interrogations vont persister sur le sort réservé à des ressources financières algériennes placées aux États-Unis. Il y a, en effet, nécessité de clarification des autorités concernées afin de lever tout soupçon sur ce dossier. Les Algériens sont en droit de connaître tous les détails de la politique mise en place pour gérer le patrimoine financier de leur pays.


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